La force ou le côte obscur ?

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Pour ceux qui ne le savent pas -et HONTE sur toi si c’est le cas- l’exposition Star Wars Identities à ouvert ses portes, samedi 15 février dernier à la cité du cinéma à Saint Denis.
Je me suis rendue sur place quelques jours avant l’ouverture officielle grâce à l’aimable invitation de Cenoctet (tu peux cliquer, c’est du bon !).Eh oui, obligée de me taper une exposition sur la plus grande saga de SF de l’histoire du cinéma, tout ça pour vous faire partager mes impressions sur le blog: Ma vie est dure.

Bref, la question est posée: Star Wars Identities, j’y vais ou j’y vais pas ?

Et bien je suis partagée à vrai dire. Voilà pourquoi:

Les plus:

-L’exposition est vraiment très bien en soi. Le lieu déjà est beau. La cité du cinéma a vraiment un architecture qui en impose.Ensuite pour ce qui est du contenu de l’exposition, on retrouve pas mal de pièces authentiques, telle que le costume ORIGINAL de Dark Vador ou de Chewbacca ! Avec de vrais pouâls d’Hayden Christensen dedans … Si si, véridique. Avec pas loin de 200 objets, on a accès à quelques perles qui font battre notre petit cœur de fan.

-Le gros point fort de l’expo, c’est que tu peux créer ton propre personnage, grâce à un bracelet et 25 bornes électroniques que l’on te donne à l’entrée (compris dans le prix). Dperso‘où le nom d’Identities, car tu crées la tienne au fur et à mesure des différentes salles. Tu as le choix parmi une quinzaine de race, différents métiers, mais aussi une part de hasard dans la création de ta destinée. Cela prends aussi en compte le nombre d’ami avec qui tu es venu visiter et les différentes étapes de la vie de tout individu. Et bien sur, LA question inévitable de l’univers de Georges Lucas: la force ou le côté obscur ?

À la fin, tu découvres grandeur nature, comme un enfant qui attend le père Noël, ton personnage créer par tes soins de A à Z. Tu as ensuite la possibilité de te le faire envoyer par mail, pour en garder un souvenir et te l’a péter auprès de tes amis car tu as fais l’expo. Par exemple voici le mien: Mon perso.

-Un audioguide est aussi fourni et permet d’en apprendre plus sur certains personnages ou aspects de l’expo. Un petit plus qui fait toujours plaisir. Et j’ai trouvé que la voix de l’audioguide avait un accent québecois assez comique à écouter.

-L’organisation de la visite apporte du positif aussi car un maximum de 25 visiteurs seulement pourra entrer simultanément. Les entrées seront espacées de 5 minutes d’intervalle. Donc peu de risque d’être envahi, car les gens vont en général au même rythme. tu peux profiter de ta visite sans qu’on se marche dessus et sans que le monde t’empêche d’accéder aux bornes qui sont au cœur de l’expo.

-La boutique à la fin de l’expo. Soyons clairs: Je me suis ruinée ! Une multitude de t-shirt sympas, un moule à gâteau dark vador, plein de livres superbes sur l’univers de S.W (bah oui, normal, nous sommes sur un blog littéraire, il fallait bien des livres quelques part héhé), les affiches très stylées de l’exposition et j’en passe … Si tu es un fan, je vois mal comment tu ne pourras pas (c)raquer, tellement les objets proposés sont attirants. Et exposition temporaire oblige, tu ne trouveras certains objets nul part ailleurs. Perso. je me suis fais plaisir (depuis, je mange des pâtes).

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Les Moins :

-La visite se veut accessible à tous, aux néophytes comme au connaisseurs et adorateurs de la guerre des étoiles. Mais au final, ces derniers n’apprendront rien de réellement nouveaux sur l’univers, car l’expo ne creuse pas dans les détails et s’arrête un peu à la surface des choses. les audioguides n’apportent pas d’informations réellement inédites ou extraordinaires.  Sympa mais pas foufou de ce côté là.

-Deux trucs en un font que j’ai du mal à recommander la visite à 100%: La durée de la visite. En prenant plutôt notre temps, on a mis une demie heure à l’a faire. Sans écouter toutes les informations par audioguide, certes, mais en nous attardant sur toutes les bornes et objets de la collection. Donc, il ne faut pas se voiler la face. En faisant tout à fond, je vois mal comment tu peux largement les une heure de visite. On est loin de la 1h30 promise sur le site.
Mais surtout, le gros blocage c’est … le prix ! 22 euros ! 22 EUROS PLEIN TARIF ! Pour une visite qui durera maximum une heure trente, et encore, c’est si tu l’a fais en Moon Walk. Je trouve cela vraiment abusé. Certes, les expositions ne sont souvent pas données mais quand on dépasse la vingtaine d’euros pour un contenu limité, là, ça reste en travers de la gorge. Par exemple, l’expo Pixar que j’ai tout autant adoré ne coûte que 15 euros. Alors, d’accord, il est souvent malvenu de comparer différentes expositions à causes des différences de forme et de fonds. Mais pour le coup, je trouve le prix bien élevé quand on sait qu’on va encore dépenser à la boutique à la fin de la visite. Surtout si on est pas parisien et que vous vous taper plusieurs heures de routes juste pour venir l’a voir. Autant dire que cette excursion vous coûtera la peau d’un boobies (et un plutôt gros).

En conclusion

Si j’ai vraiment adoré faire Star Wars Identities, impossible pour moi d’être vraiment catégorique quand au fait que vous devez l’a faire ou non. Au final, c’est à vous de voir si vous voulez y mettre 22€. Mais si vous l’a faites, prenez y réellement votre temps. Je peux vous assurer que vous y passerait un bon moment, ce qui a été mon cas. 3 petites photos ci-dessous pour vous donnez un léger aperçu, pour vous montrez que, malgré tout, cette exposition pue la classe. (d’ailleurs désolée pour la qualité médiocre, mais je n’avais que mon iphone hélas).

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Sélection manga 2013

Oyé Oyé jeunes et moins jeunes internautes (on aime tout le monde à Mais Livrez Vous).

En cette période de fête le blog est bien calme, peu d’article depuis notre sélection de Noël. Mais cette ère est révolue ! 2013 se termine dans quelques jours seulement, et j’avais depuis longtemps l’idée de faire un « écrémage » des sorties manga de cette année. Mais, je l’avoue, je n’avais aucune idée de la forme. C’est alors que Manga News, mon île, mon sanctuaire, ma mine d’information, mon temple internet des actualités manga et tout ce qui s’y rapproche, a publié son Podium des Manga 2013. Le principe: chaque chroniqueurs de l’équipe (équipe dont je rêêêve de faire partie, ôh grand chef du recrutement, si tu me lis, laisse mouâ ma chance) propose sa sélection de trois titres qu’il juge indispensable. Alléluia, idée de génie, j’ose m’inspirer de leur manière de faire. C’est ainsi que je vais vous parler des 3 mangas qui m’ont le plus marqués cette année. Le choix aurait pu se révéler difficile, mais il s’est fait au final assez facilement, tant les albums dont je vais vous parler m’ont touchés.

Voici donc ma sélection des mangas 2013 qui, pour moi, sont indispensables :

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Alice In Borderland

Publié chez Delcourt/Akata (avant que le label ne se lance seul dans l’aventure éditoriale), souvent gage de qualité tant l’éditeur s’implique dans le choix de ses titres, on pouvait déjà attendre de grandes choses de la nouvelle œuvre de l’auteur de Hyde & Closer, Haro Asô. Et avec les trois tomes parus, force est de constater qu’on avait raison. Pourtant, l’histoire avait un goût de déjà vu:

Alice, Karube et Chôta. Trois potes. Trois rêveurs. Trois glandeurs. Trois garçons en décalage avec la société… qu’un feu d’artifice va projeter dans un Japon parallèle et contraindre à affronter des épreuves terrifiantes pour rester en vie ! Plus question de se laisser bercer par le confort, il va falloir agir vite, intelligemment et efficacement pour gagner le répit nécessaire pour commencer à percer l’univers dangereux et impitoyable de Borderland… Car à Borderland, la survie se gagne au jour le jour, au fil de jeux funestes !

Le manga se présentait donc comme un énième titre de jeu de survie, thème qui est assez en vogue en ce moment. Y a du bon et du moins bon, mais généralement, le cheminement et l’histoire se ressemblent plus ou moins. Mais Alice In Borderland va beaucoup plus loin que ça. Au niveau des personnages déjà. Notre héros, Alice, est déjà loin d’en être un. C’est un looser qui n’a rien pour se démarquer et ses amis sont du même acabit. Alice rêve d’un autre monde. Dés le début, on a le droit a un réflexion et une critique de notre société actuelle qui ne convient pas à tout le monde. Puis on rentre dans Borderland, un monde parallèle et dangereux, le cœur du manga. Là où la vie ne tient qu’à un fil. Les potentiels se découvrent, les réactions et les caractères de chacun sont creusés, tous abordent la question de la mort de façon différente. C’est ça la force de Alice In Borderland, les personnages sont vraiment travaillés, loin des clichés du genre, on peut voir leur force mais surtout leur faiblesse. les personnages sont très humains et on s’y attache.

L’action est aussi présente, on se surprend à retenir notre souffle durant la première épreuve et les autres qui suivront. Celles-ci sont toutes différentes, originales mais aussi fatales. L’auteur met son histoire tellement bien en scéne qu’elle nous prend aux tripes et on en redemande. Quand au dessin, il n’y a rien à redire. Les décors fourmillent de détails, les protagonistes se multiplient mais ne se ressemblent pas, et il rend les scènes d’action efficaces et trépidantes. Les couvertures sont d’ailleurs superbes, avec ce chatoiement de couleurs et ces personnages attirants. Le titre regorge aussi de mystères. Comment atterrit-on à Borderland ? Qui en tire les ficelles ? Comment s’en échapper ?

Trois tomes sont pour l’instant parus. Et le tome 3, dernier sorti en date, vous met une véritable claque à laquelle on ne s’attend pas. Les deux premiers tomes étaient déjà très prometteurs, mais avec le troisième on a la confirmation que le titre de Haro Asô est différent des autres et pourrait bien se placer parmi les meilleurs. Vivement la suite !

GE – Good Ending

2012 est l’année de commencement de la publication de GE – Good Ending chez Kana en France, terminé en 16 tomes au Japon. Mais l’année 2013 a vu paraître 5 tomes du titre de Kei Sasuga, auteure inédite en France avant ce titre. Là aussi, il ne fallait pas trop se fier à la première impression :

Seiji Utsumi est un lycéen réservé. Il est secrètement amoureux de la capitaine du club de tennis du lycée, Shô Iketani. Mais de peur de se prendre un râteau, il se contente de la regarder de loin. Jusqu’au jour où Yuki, une camarade de classe, lui renvoie à la figure son attitude pathétique et sans consulter le jeune homme, décide de donner un coup de pouce au destin.

GE est donc un shonen romantique, un genre assez peu présent en France. Le logo « public averti » aurait pu faire penser à un manga bourré de fan service, où le héros débile se retrouve toutes les deux pages, le nez dans la culotte ou entre les seins d’une des multiples héroïnes, toutes plus charmantes les une que les autres. Mais pas du tout. On découvre une œuvre beaucoup plus mature et réfléchie qu’on aurait pu croire au premier abord. Good Ending décrit avec naturel le parcours amoureux d’un adolescent qui n’y comprend pas grand chose aux filles. Entre scéne du quotidien et romance qui se développe, ou non, on est happé dans la vie d’Utsumi, le héros. Celui ci est entier, comme les autres personnages de la série. On ne nous présente pas une multitude de filles, qui graviteront en pâmoison autours du héros, avec quelques caractéristiques bateaux. Pas de romance à outrance, on est face à de réelles relations, avec son lot de difficultés et de non dits. L’œuvre est intense, les personnages sont réalistes et sont creusés un à un. On aime voir les protagonistes et les sentiments évolués peu à peu.

Du côté du dessin, c’est un sans faute. Les proportions sont bonnes, les filles sont charmantes, sans être des bombasses au physique surréaliste. L’effort est fait du côté des environnements et des tenues, chacun à son propre style vestimentaire qui va avec son caractère propre. Et les émotions, qui sont nombreuses dans GE, sont magnifiquement retranscrites sur les visages. Un des seuls reproches qu’on pourrait adresser au titre, c’est qu’il ne parait que tout les 3 mois alors que la série est fini au Japon. Trois mois, c’est frustrant, quand on ne rêve que d’une chose: Continuer à lire les aventures d’Utsumi et sa bande.

Samidare – Lucifer and the biscuit hammer

Un gigantesque marteau flotte au-dessus de la terre et s’apprête à tout moment à faire exploser la planète en mille morceaux. Le chevalier Sir Noi Crezant, un lézard doué de parole, se présente chez Amamiya Yuuhi, un étudiant ordinaire, et lui annonce qu’il doit trouver la Princesse Samidare et sauver le monde ! Mais Yuuhi n’a pas du tout l’étoffe d’un héros et n’a surtout pas l’intention de se battre…

Samidare c’est une série en 10 tomes éditée chez Ototo. 10 tomes qui aboutissent à une série maitrisée de bout en bout. Je vais juste relever directement le seul point noir de la série, à mon sens. Le dessin. Celui ci ne fait clairement pas rêver, et c’est fort dommage. Je trouve celui-ci bancal, pas franchement original et peu accrocheur ; tout le long de la série j’étais peinée car un bon trait aurait vraiment fait de Samidare une série « parfaite » (entre guillemet, car comme chacun sait, la perfection n’existe pas … mais on peut s’en approcher de temps en temps). Mais s’arrêter au dessin serait vraiment une erreur. Donc je vous le dis ! Même si vous n’accrochez pas au dessin, ne vous y arrêtez surtout pas !

Bien petite parenthèse négative vite refermé, attaquons le vif du sujet, pourquoi ce manga est dans mon top. Sur un schéma assez simple à la base -sauver le monde toussa- Samidare va vite se détacher du lot. Pourquoi ? Car Yûhi, le héros, n’en a rien à faire de l’espèce humaine et sa disparition lui importe peu ; et que la princesse, qui est censée éliminer le grand méchant, veut juste le détruire pour ensuite éliminer la terre de ses propres mains. Si avec ceci, la figure du héros pur plein de bonnes intentions ne se casse pas la figure. Et c’est ça qui est bon, jusqu’au bout, on ne sait pas de ce qui adviendra du sort de la Terre. Loin de l’image manichéenne méchant/gentil habituelle dans les shonens, les pistes se brouillent dans Samidare, pour notre plus grand plaisir. Les chevaliers qui sont censés protéger la Terre sont souvent complexes, mystérieux, mais tous sont bien exploités, aucun n’est laissé de côté. La lumière est faite tour à tour sur tel ou tel chevalier, et on découvre peu à peu leur motivation et leur pensées les plus secrètes. Tantôt totalement loufoque, parfois dramatique, la série alterne les tons tout en restant parfaitement cohérente. Ici, pas de surenchère de super pouvoir, ou d’usante phase de combat/entrainement/re-combat/re-entrainement. L’évolution des donc se fait de manière logique et progressive et on est curieux de voir ce qu’en feront chacun. Les chevaliers ne sont à la base que de simples êtres humains et la charge qui leur est confiée est perçue différemment selon la sensibilité de l’un ou l’autre. Les personnages sont le point fort de Samidare. Et si vous voulez connaitre le destin de la Terre, vous savez ce qu’il vous reste à faire

 

-Wiiseko-

Et plus vite que ça Père Noël !

Jingle bells jingle bells

Jingle all the way!
What fun it is to ride
In a one-horse open sleigh

 Wiiseko

En ce mois magique de décembre chers lecteurs, l’équipe de Mais Livrez Vous va vous faire un petit article spécial.

Le thème n’est pas difficile à deviner: Une sélection de Noël !

Si vous êtes en panne d’inspiration pour offrir des cadeaux à vos proches, des idées en voulez-vous, en voilà : Nous allons chacun donner une liste de 5 livres qui nous avons aimés et qui peuvent faire de beaux présents.

Comme nous sommes une équipe très complémentaire dans les goûts et les couleurs, ils y en aura pour tout le monde.

Je me permets de commencer en vous présentant mes choix pour le Père Noël. Je les aborderais en nommant les membres de la famille à qui ils pourraient convenir, mais après chaque personne est juge. C’est parti :

① Pour ta douce Maman: Quartier Lointain de Jiro Taniguchiql

Transporté dans la peau de l’adolescent qu’il était à 14 ans, Hiroshi redécouvre son passé en questionnant sa famille et ses amis. Il le revit également, et lorsque le jour approche où son père a disparu sans explication, Hiroshi se demande s’il peut changer ce passé ou s’il doit le revivre, impuissant.

Tu désespères de voir ta mère ne pas comprendre ta passion du manga. Avec Jiro Taniguchi, le problème est réglé ! Le plus européen des mangakas a écrit moults récits, tous plus sublimes les uns que les autres. Mais il ne fallait en choisir qu’un. Mon choix s’est donc porté sur Quartier Lointain. C’est le plus connu de tous, et sans doute le plus accessible. Il a même gagné l’Arph-Art du meilleur scénario à Angoulême en 2003.

Porté par le sublime dessin de Taniguchi, cette histoire de voyage dans le temps bien particulière est touchante et pleine de philosophie. Passionnante, elle atteindra même les non-initiés au manga.Contrairement à d’autres récits de Taniguchi (il a écrit pas mal de one-shot) , Quartier Lointain est en deux tomes. Mais l’intégral existe aux éditions Casterman.

blacksad-tome-1-quelque-part-entre-les-ombres-7968044②Pour ton cool Daddy: Blacksad de Juanjo Guarnido (dessin) et Juan Diaz Canales (scénario)

Blacksad est comme tous les “privés”, désabusé et sans illusion. À un détail près : c’est un… chat, qui trimballe sa silhouette et ses idées généreuses dans l’Amérique des années 50. Il a perdu pas mal de ses illusions sur le monde qui l’entoure. Mais cela ne l’empêche pas de se battre pour un peu plus de justice.

J’ai beaucoup hésité avant de mettre Blacksad dans ma sélection. Après tout, la BD est déjà très connue, -généralement- encensée par la critique, elle a déjà reçu de nombreux prix, j’aurais pu peut être trouvé autre chose. Mais nom de poney poilu, cette série est tellement bonne ! Rien qu’à l’idée que certaines personnes puissent passer à côté de ce chef d’œuvre, mon poil d’ours se hérisse d’effroi.

John Blacksad est un chat noir, détective privé. Les histoires prennent place dans les états-unis des années 50 ; à ce jour, la série compte 5 tomes, et chacun aborde un thème de l’histoire américaine en particulier.
Blacksad c’est LA bande dessinée policière. J’aurais même envie de dire, c’est LA BD, tout court.
J’ai trouvé tout les tomes excellents, parfaitement maitrisé, que ce soit dans la narration ou le découpage. Les scénarios sont parfaits et le dessin … oh mon Dieu ce dessin ! Il est extraordinairement beau. Chaque album dégage une ambiance qui lui est propre, ils ont chacun leurs propres sujets et lieux mais à chaque fois, les cases fourmillent de détails, les personnages sont splendides de charismes et les couleurs vous en mettent plein les mirettes.

Certain pourraient ne pas être attirés car c’est du dessin animalier. Mais GRAVE erreur. Ils passent à côté d’une des meilleures séries de BD du moment.

③ Pour ton frère : City Hall de Guillaume Lapeyre (Dessin) et Rémi Guérin (Scénario)city-hall-coffret-1-ankama

Imaginez un monde où tout ce que vous écrivez prendrait vie. Imaginez maintenant qu’un individu utilise cette arme avec les plus sombres desseins… À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, les forces de police de City Hall n’ont d’autre choix que de faire appel à deux des plus fines plumes de Londres : Jules Verne et Arthur Conan Doyle !

City Hall, c’est un global manga des éditions Ankama, et nous montre bien que nous autres français, nous aussi, on peut faire du manga. Et du bon !

Changeant des blockbusters habituels, ce shonen nous emmène dans un univers futuriste et en même temps rétro, en mélangeant technologies de pointes et personnages du 20éme siècle. Le tout, porté par une ambiance très steampunk. Le dessin est très beau et sert très bien l’histoire.

Le point fort de cette série est sans contexte son originalité. Faire du papier, l’arme la plus dangereuse au monde, et réussir avec brio à y mêler Victor Hugo, Conan Doyle et d’autres personnages qui n’auraient jamais pu se rencontrer en vrai est un vrai coup de maître.

L’action est présente, les rebondissements nombreux, les héros intéressants et charismatiques … Bref, j’ai peux de chose à redire sur cette série, elle est vraiment très très

bonne.
En plus, Ankama nous a fait l’honneur de nous sortir un coffret de la saison 1 de City Hall (en 3 tomes) avec des jaquettes exclusives vraiment très belles et un note-book compris.

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④ Pour ta sœur : Forever Bitch de Diglee

Louise, bientôt la trentaine, en couple, partage ses drames émotionnels avec son BGF (Best Gay Friend) et ses deux meilleures potesses aux caractères diamétralement opposés : Maud, Mère Teresa du plan cul depuis sa rupture avec l’ex-potentiel-homme-de-sa-vie, et Audrey, maquée avec son prince charmant… au grand dam de Maud, viscéralement mais secrètement jalouse de tant de niaiserie doucereuse.Diglee revient. Après deux BD semi-autobiographiques, elle s’intéresse cette fois à la vie de ses amies. Portrait des jeunes femmes d’aujourd’hui, elle axe son regard sur l’amour, le sexe, les sorties. La BD ne se prend pas au sérieux, mais il y a certains passages plus sensibles, qui abordent des questions que beaucoup se posent aujourd’hui. Comme savoir si, dans un monde de consommation et d’obsolescence programmée, un couple peut vraiment durer toute une vie. Il est juste dommage que le récit ne s’y penche pas plus.Mais on retrouve avec plaisir le trait de Diglee, et on passe un très bon moment de lecture. Les fans de Margaux Motin et autre Pénélope Bagieu apprécieront.

 hayao-miyazaki-cartographie-univers⑤ Pour un fan du Japon : Hayao Miyazaki, cartographie d’un univers

L’œuvre de certains artistes entre de leur vivant dans l’imaginaire collectif. Le mangaka et réalisateur japonais Hayao Miyazaki (Nausicaa, Mon Voisin Totoro, Chihiro, Ponyo…) est l’un d’entre eux. De la Toei aux studios Ghibli, il a imposé, en plus de quarante ans de carrière, une vision singulière et nuancée du monde, de l’homme et de la société. Respectant la volonté de l’auteur de n’être jugé que sur ses créations, cet ouvrage prend le parti d’explorer l’imaginaire de Miyazaki et d’en rechercher la cohérence interne. Grâce à une analyse minutieuse des personnages, motifs et thèmes récurrents, la chronologie de ses œuvres est mise en perspective, tant sur la forme que sur le fond, pour aboutir à une véritable cartographie de son univers, placée sous le signe du voyage initiatique et de la magie intérieure. Une étude qui replace également cette production dans son contexte, non pas historique ou biographique, mais culturel : inspiré tant par sa propre société que par les pays du soleil couchant, Miyazaki se trouve aujourd’hui au cœur d’un dialogue, à la fois textuel et visuel, entre Japon, Europe et États-Unis.

Malakoda

22/11/63, Stephen King

22-11-63-stephen-king    Jack Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, promet à un ami mourant d’empêcher l’assassinat de Kennedy. Le voilà alors propulsé des années en arrière, en 1958. Une uchronie dans l’Amérique des sixties par Stephen King ? Et si… L’art de recréer l’Histoire doit être manié avec un certain tact, le risque de tomber dans la farce étant très grand. On ne reconnaît aujourd’hui qu’à certains écrivains ce très grand talent. Le maître du haut château du grand Philip K. Dick est un exemple notoire d’uchronie réussie. Et d’après l’unanimité des critiques sur 22/11/63, nous en tenons un deuxième. Une occasion pour Stephen King de décortiquer un peu plus les maux de l’Amérique contemporaine, à travers l’un des plus grands traumatismes que le pays ait connu.

mudwomanMudwoman, Joyce Carol Oates

Comme dans la plupart des romans de Joyce Carol Oates, c’est un destin de femme qui est écrit dans ce roman de la frêle géante des lettres américaines. Mudgirl, abandonnée par sa mère dans un marais, recueillie par une famille de Quacker, deviendra Meredith et première femme présidente d’université, jusqu’au jour où sa brillante carrière, les intrigants du milieu universitaire et une certaine rigidité morale vont la mener au doute. J’avais adoré son recueil Le musée du Dr. Moses et le sublime La fille du fossoyeur, il n’y a donc pas de raison pour que je n’adhère pas à ce roman qui est d’ores et déjà décrit, à l’instar de Blonde, comme un classique de la littérature nord-américaine.

ondeseptimusL’Onde Septimus, Blake et Mortimer tome 22, scénarisé par Jean Dufaux, dessiné par Antoine Aubin et Etienne Schréder

Une suite à La marque jaune ? By Jove ! Le retour d’un mythe ! L’intrigue commence juste après l’album mythique d’Edgar P. Jacobs pour se terminer un peu avant L’affaire Francis Blake. Tandis que Mortimer ne parvient pas à percer le secret de « l’onde Mega », découverte du professeur Septimus, alias « La marque jaune », des admirateurs du savant fou se réunissent pour comploter. Grand fan de la série, je le veux, je l’exige. Tout de suite !

dans le silence du vent

Dans le silence du vent, Louise Erdrich

« Si ce livre est une sorte de croisade, galvanisée par la colère de l’auteur, c’est aussi une œuvre littéraire soigneusement structurée, qui une fois encore rappelle beaucoup Faulkner. » The New York Times

Ai-je besoin d’en dire plus ? Quand l’une des plus belle voix du « renouveau amérindien » publie un roman, chez moi, c’est un évènement. Portant depuis bientôt trente ans la mémoire, les plaies et la colère des amérindiens, Louise Erdrich poursuit une œuvre à la fois poétique et revendicatrice. Quand François Busnel l’interrogeait, pour ses fabuleux « carnets de route », sur le rôle de l’écrivain, la désormais lauréate du National Book Award répondait : « Résister. Résister au rêve Américain. C’est ça, le rôle de l’écrivain. » Ou la littérature comme rempart aux certitudes.

fetiches_mo_hayder_2013Fétiches, Mo Hayder

Une surdouée. Mo Hayder est une surdouée du polar anglo-saxon. Et son détective, Jack Caffery, est l’un des meilleurs personnages de « flic » de cette littérature pourtant très dévoyée ces temps-ci. Dans un hôpital psychiatrique, des patients victimes d’hallucinations se donnent la mort, hantés par le fantôme de « la Maude », infirmière sadique qui torturait les résidents, du temps où l’établissement était encore un hospice. Mon attirance coupable pour les intrigues sombres et bizarres a auparavant été amplement comblée par cette auteure, dans le poisseux Pig Island, ou encore dans Birdman. Je n’en attends pas moins de Fétiches.

Galinean

Il faut de tout pour faire un monde ! Et selon cet adage, j’ai décidé, quant à moi, de vous présenter cinq livres bien différents les uns des autres. Du roman jeunesse au classique, en passant par l’heroic-fantasy, il y en aura vraiment pour tous les goûts !

PersuasionPersuasion, Jane Austen

Le premier ouvrage que je vous propose est un roman, un classique de la littérature anglaise : il s’agit de Persuasion, de Jane Austen. Il s’agit de l’un des derniers romans de la célèbre auteure d’Orgueil et préjugés, et à mon avis, l’un des meilleurs. Une romance façon XIXème siècle, tout en bals et mondanités, dans laquelle le lecteur est transporté du début à la fin par la plume splendide de l’auteure. Ce roman est idéal pour les adeptes de la littérature classique anglaise du XIXème siècle, mais aussi pour les fans de romance à l’ancienne. C’est aussi un très bon début pour découvrir l’oeuvre de la grande Jane Austen.

La Quête d’Ewilan, Pierre BotteroLa Quête d'Ewilan

Le second livre à mettre sur votre liste de Noël est en réalité une trilogie complète (car, soyons honnêtes : si je vous mettais uniquement le premier tome, vous y perdriez beaucoup). Il s’agit d’une saga d’Heroic-Fantasy, catégorisée en jeunesse mais qui, à mon sens, peut être lue à tout âge : La Quête d’Ewilan, de Pierre Bottero. Ces livres sont pour moi une véritable bible de la littérature fantastique pour la jeunesse : un style poétique, un récit captivant et des personnages incroyablement attachants, voilà la recette de ce succès. La trilogie a été rééditée récemment sous la forme d’un omnibus regroupant les trois tomes, ainsi que quelques bonus inédits. Rien que pour le visuel de l’objet, cela vaut le coup de l’avoir dans sa bibliothèque !

Dix petits nègresDix petits nègres, Agatha Christie

Le troisième livre que je vous suggère est un classique du roman policier, écrit par la plus grande auteure du genre : il s’agit de Dix petits nègres, d’Agatha Christie. Je suis une grande admiratrice d’Agatha Christie, et vous pouvez me croire : de tous les livres de cette auteure que j’ai pu lire, celui-ci est pour moi le meilleur. Le suspense est maintenu jusqu’à la toute dernière page, et croyez-moi, une fois votre lecture commencée, vous ne pourrez plus lâcher ce livre avant de l’avoir terminé ! C’est un excellent roman pour tous les fans de littérature policière, à découvrir ou redécouvrir sans se lasser.

Les amants de Samaroux, Natasha FarrantLes amants de Samaroux

Le quatrième livre de ma liste de Noël est un roman historique plutôt destiné aux adolescents : Les amants de Samaroux, de Natasha Farrant. L’action se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale, dans un petit village de la France libre : Samaroux. On y suit deux jeunes adolescents qui, au mépris de la guerre et des tourments, vont connaître leur premier amour… mais la guerre reste la guerre, et tout peut basculer à tout moment. Basé sur des faits réels, ce roman émouvant donne fort à réfléchir, et permet aussi de se remémorer les sombres évènements de cette période de notre histoire. Un roman idéal pour les amateurs de romance, ainsi que pour les jeunes qui s’intéressent à tout ce qui touche de près ou de loin à cette période.

La Rose Ecarlate T1La Rose Écarlate, Patricia Lyfoung

Et enfin, je pique un peu de travail à ma copine Wiiseko puisque le cinquième livre de ma liste s’avère être une bande-dessinée, ou plus précisément une saga de BD : La Rose Écarlate, de Patricia Lyfoung. J’ai commencé à lire cette série alors que j’étais au collège (autant vous dire que ça commence à dater), et depuis je suis toujours aussi fan. Les dessins sont superbes, et même si l’intrigue peut parfois paraître un peu bateau, les personnages sont si attachants et drôles que l’on ne peut qu’adhérer. Ces BD sont plutôt jeunesse, donc à destiner à un public adolescent. Mais après, rien ne vous empêche de les lire si vous êtes plus âgés : j’ai bientôt vingt ans, et personnellement, je ne m’en lasse pas !

La Bible Game Boy – La Nintendo religion !

bible-game-boyCollectif d’auteurs – 8 novembre 2013 – Éditions Pix’n Love

Connais tu les éditions Pix’n Love, mon cher lecteur ? Si tu n’es pas un gamer, il y a peu de chance, car la maison édite des (beaux) livres bien spécifiques.

Je vais vous rapporter la description que la maison se fait d’elle même, car elle le fait très bien, et je ne saurais mieux dire.

« Créée en septembre 2007, Pix’n Love est une maison d’édition dédié à l’univers du jeu vidéo, et plus précisément à celui du rétrogaming : le vieux, le bon, le chaud, celui qui sent le sprite vieilli par le temps et le pixel coloré, celui qui aime les bonnes grosses manettes à switches et les câbles qui débordent dans tous les sens.
Parce que nous souhaitons archiver l’histoire du patrimoine vidéoludique et la décrypter, la ligne éditoriale de Pix’n Love s’articule autour d’un véritable travail d’investigation. En rencontrant, en interviewant, en s’infiltrant parmi les acteurs de l’époque, les limiers de Pix’n Love parviennent à distiller des scoops, des anecdotes, des trivias, sur des acteurs ou des événements qui ont marqué d’une empreinte indélébile l’industrie vidéoludique.
Au-delà même de cette mission de salubrité publique, Pix’n Love milite pour la défense des beaux objets, des objets rares, des objets cultes, des objets qui de par leur origine, leur sujet ou leur conception apporte une pierre nouvelle à cette maladie périlleuse pour le porte-monnaie mais tellement salvatrice pour nos neurones qu’est la collectionnite aigûe.
Rechercher, dénicher, scruter, découvrir, exposer et expliquer : telle est la mission de Pix’n Love. Mission, qui nous l’espérons, vous enchante et continuera à vous enchanter.

Le jeu vidéo : Plus qu’une passion, un sacerdoce !  »

Tu l’auras donc compris, Pix’n Love parle avec amour des jeux-vidéo pour les amoureux des jeux vidéo. Donc si tu n’aimes pas ça petit lecteur … bah déjà ta vie est bien triste car tu passes à côté de tant de choses (aaah les soirées entre copains à se taper dessus sur du Mario Party et compagnie, dans la joie et la mauvaise foi – « c’est la faute de la manette » étant l’excuse la plus récurrente-.) , et ensuite les ouvrages de la maison risquent de peu t’intéresser.

Mais le livre dont je vais vous parler peut quand même t’interpeller. Aujourd’hui, je vais vous parler de La Bible Game Boy !

Résumé :

 » Que veux-tu qu’on fasse d’un truc pareil ? Qui va acheter une machine avec un écran sur lequel on ne voit rien ? Je refuse de vendre ça ! « 

Les paroles d’Hiroshi Yamauchi, l’autoritaire et charismatique président de Nintendo, résonnent dans la tête de Gunpei Yokoi comme une terrible mise à mort. L’ingénieur, père des célèbres jeux électroniques Game & Watch, est pris de vertiges… Le prototype de la future Game Boy qu’il a confectionné avec soin et inventivité, est balayé comme un vulgaire château de cartes !

 » Fort heureusement, chaque réussite est l’échec d’autre chose « , clamait Jacques Prévert. Et Gunpei Yokoi de relever le défi pour nous offrir, à l’orée des années 1990, plus qu’une simple machine : un véritable phénomène de société ! Fascinante d’ingéniosité et de féérie, la Game Boy et sa ludothèque hétéroclite ont fait rêver des générations entières de joueurs.

Plus de 20 ans après, Les Editions Pix’n Love lui rendent hommage à travers un recueil unique arrosé d’une bonne grosse dose d’amour et de pixels monochromes.

Un incroyable morceau d’histoire. Et qui tient dans le creux de la main, s’il vous « Play »…

Ce que j’en pense :

Aaaah, par où commencer ?
Ce livre remue en moi tant de souvenirs, mes premiers en rapport avec le monde vidéoludique qui occupe maintenant une grande place dans ma vie. Moment émotion.

Mais je m’égare. Déjà, pourquoi ai-je dis que La Bible GB pourrait intéresser même les non-fans de jeux vidéos? Tout simplement car, si tu as entre 20 et 30 ans, tu as forcément joué à un moment à un autre à la Game Boy. Et quand on sait que l’intégralité de la ludothèque GB est référencée dans cette Bible, ce qui représente environ 1300 jeux, on retrouve obligatoirement LE jeu de votre enfance. La nostalgie est donc de mise quand on découvre le commentaire des rédacteurs. Chaque cartouche y a le droit, et tous sont très honnêtes, ce qui est appréciable. Si le jeu est mauvais, on le dit, pas de faux semblants. En quelques lignes, on en sait les défauts et qualités, c’est d’une efficacité redoutable.

Mais avant le référencement des Pokemons, Looneys Toons et autre Tetris de la console portable, nous avons le droit à un historique complet de la machine en bonne et due forme. On y apprend ainsi que la Game Boy aurait pu ne jamais sortir, les tenants et aboutissants de sa conception et que travailler avec Hiroshi Yamauchi, président number Thriiiii de Nintendo, ne devait pas être rigolo tout les jours. Un travail de fond vraiment poussé et extrêmement intéressant qui nous enseigne beaucoup sur le boîtier gris culte de la firme japonaise

L’ensemble  y est très bien mise en page, à renfort d’image de croquis ou encore de la présentation de tout les modèles de Game Boy existants. Et vous seriez surpris de voir combien il y en a réellement. Le tout sur du beau papier glacé et tout en couleur, on ne se moque pas du lecteur.

Vous l’aurez compris, l’intérieur est de bonne qualité. Je vais maintenant me pencher sur l’extérieur. L’éditeur a eu la très bonne idée de reproduire une game boy trait pour trait, ce que soit sur la couverture principale ou la quatrième. On peut ainsi voir une cartouche insérée à l’arrière du bouquin. Un souci du détail qui fait plaisir à voir. J’ai l’impression de tenir une vraie GB entre les mains, bien que plus lourde et plus grande.

Mais ce n’est pas tout: Nous avons le droit aussi a des coffrets collector limités (voir image ci-dessus) !  Et quels coffrets, mon cœur de collectionneuse en palpite. Au nombre de 4, ils représentent les 4 plus grands Hits de la console, soit Tetris, The Legend Of Zelda, Mario ou Pokemon avec Pikachu. Pour ma part, le choix a été dur, mais ceux qui me connaissent auront deviné lequel j’ai fini par choisir: Pikachu ♥ . Les coffrets sont cartonnés et offre une lenticulaire animé. Ainsi sur le mien, on peut voir selon l’angle, un pikachu joyeux ou un pikachu faisant sortir de l’électricité de ces mythiques bajoues. Je retombe en enfance (en supposant que j’en sois sortie, ce qui n’est pas sûr) en jouant avec pendant des heures.

Conclusion :

Noël approche et ça tombe bien ! Cette Bible Game Boy est à rangée dans la catégorie beaux livres, à ne pas en douter.S’adressant à un public bien spécifique avec ces 320 pages de papier glacé, riche en renseignements et anecdotes, elle fera le bonheur des concernés. Surtout avec les coffrets collector, le plus dur étant d’en choisir un seul. On aurait tort de croire que le jeu vidéo est réservé aux enfants, et c’est encore une fois prouvé ici, car il est clairement destiné à un lectorat adulte. Car déjà cité la GB auprès d’un petit vous fera passer pour un dinosaure (si il connait la 3DS c’est déjà pas mal donc ne l’effrayez pas plus). Et ensuite, car le livre est plein de détails techniques qu’un passionné aimera connaitre -culture J, toussa- mais qui ennuieront nos charmantes petites têtes blondes. Le seul bémol que je retiendrais est le prix. 34 euros pour la version normale et 39 pour une collector … Quand bien même c’est une belle pièce de collection, cela reste un peu en travers de la gorge. Je n’ai jamais rechigné à payer la qualité, mais cela commence à faire une somme.

Mais si vous êtes prêt et assez féru pour y mettre le prix, la Bible Game Boy ne vous décevra pas.

-Wiiseko-

Mon avis : ✭✭✭✭✭

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Astérix chez les Pictes – L’album de la renaissance ?

AstérixAstérix chez les Pictes

 

Jean-Yves Ferri : Scénario –  Didier Conrad : Dessinateur – Collaboration d’Albert Uderzo – 25 octobre 2013 – Édition Albert René

Il est là, il est tout beau, il est tout neuf, par Toutatis, le nouveau Astérix est dans les bacs !
Après le ratage complet, et je reste polie, du le ciel lui tombe sur la tête en 2005, nous avons enfin le droit à un nouvel album !

Uderzo l’a dit, il veut qu’Astérix lui survive. C’est pourquoi cet album est signé Ferri et Conrad, en qui on peut avoir relativement confiance, au vu de leur passé professionnel assez sympathique: Le retour à la Terre pour l’un et Tigresse Blanche , entre autre, pour le second.

Mais est il possible de passer après le duo magique Uderzo-Goscinny, ce dernier nous ayant quitté bien trop tôt, comme beaucoup d’autre auteur de bande dessinée. Je pense évidemment à Hergé, Franquin et autre Charles de Gaulle (comment ça c’est pas une autobiographie De Gaulle à La plage ?)

Je vais vous le dire sans détour: Oui.

Résumé :

Pour leur retour, Astérix et Obélix voyagent dans l’actuelle Écosse. Désopilante, l’aventure gauloise est menée par un duo d’auteurs inédit dopé à la potion magique. Port du kilt recommandé.

Ce que j’en pense :

Oh que ça fait du bien ! Cela faisait longtemps qu’on avait pas vu notre petit gaulois favori en forme,  depuis Astérix et Latraviata en 2OO1 en fait.

Les deux nouveaux auteurs, sous l’aile d’Uderzo, ont bien mené la barque. On lit avec plaisir cette nouvelle aventure, et on se dit qu’Astérix a encore un bel avenir devant lui.
Graphiquement, le dessin original est très respecté et le changement d’auteur n’est pas flagrant pour un sou. Conrad s’en sort avec les honneurs et malgré quelques cases où les personnages ont des têtes parfois un peu bizarre, il a très bien réussi à s’approprier l’album.

Au niveau du scénario, un schéma simple mais efficace ! Une contrée inconnue où nos héros se rendront pour aider leur nouvel ami le Picte. Après l’Espagne, L’Angleterre et aussi la Corse, nous découvrons cette fois l’Écosse, au temps de la suprématie de César, en compagnie de nos héros.

La double niveau de lecture revient timidement mais surement, ce qui ravira petit et grand. Les jeux de mots sont drôles et on peut même voir une légère critique de la politique actuelle !

J’ai vu que certain reprochaient à cette album d’être trop timoré voir naïf, et aux auteurs de ne pas avoir assez imposés leur style.
HUM HUM ! Dois je rappeler que nous parlons d’Astérix ? La BD la plus vendue au monde ? Il est TOUT, sauf aisé de passer après Môssieur Uderzo et Môssieur Goscinny. C’est là qu’est le tour de force de Conrad et Ferri. Quand bien même ils ont été aidé par Albert Uderzo, cet album, pour un premier, est vraiment bien; et ça, ça force le respect.
Laissons leur le temps d’un peu s’émanciper et s’approprier les personnages, sans le voler à qui de droit, et en respectant ces mythiques auteurs originaux. Mieux vaut y aller doucement, que de nous faire un second volet avec des Martiens et du gros WTF à toutes les pages. Manquerait plus qu’ils nous rajoute des Licornes.
Un album d’Astérix, ça se travaille, ça se mûrit. Et Astérix chez les Pictes est une bien belle récolte.

Conclusion:

Vous l’aurez compris, j’ai aimé cet album. Nous sommes bien sur loin de l’âge d’or des Gaulois, mais comparons le comparable. Pour une premiére fois, et pour passer après Goscinny et Uderzo, le nouveau duo d’auteur a fait un très beau travail. Ce nouvel album est beau, ce nouvel album est drôle, ce nouvel album est à lire.
Je pense qu’Uderzo laisse son personnage entre de bonnes mains, et je ne doute pas que, dans les années à venir, on aura le droit à du très grand Astérix.

-Wiiseko-

Mon avis : ✭✭✭✭✩

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Bascule du côté obscur de la force

La guerre du retour contre-attaque

lgdrca1  lgdrca2Thierry Vivien – Janvier 2012 et mai 2013 – édition Jungle !

Après le ratage de Bang et son Gang, je continue sur ma lancée des chroniques blog-BD comme promis.
Je m’attaque aujourd’hui aux deux premiers tomes de La guerre du retour contre attaque, tirés du Yodablog. Celui-ci regroupe, sous forme de webcomics, des illustrations de Star Wars, que l’auteur revisite avec un humour efficace et irrévérencieux.

Fort du succès du blog -pas loin de 9000 visiteurs par jour, rien que ça- , les éditions Jungle ! décident d’en publier un premier recueil. Puis un deuxième. Celui de trop, ou encore trop peu ?

Résumé :

(tome 1)

Plébiscitée depuis de nombreuses années par l’ensemble des organismes à vocation sanitaire …

Cette enthousiasmante introduction à la science-fiction contemporaine a fait l’objet d’une adaptation cinématographique plus de trente ans avant sa création.

C’est limite incroyable.
(tome 2)

Point d’orgue du dernier chapitre de la série, ce volume en constitue la suite et fait figure d’introduction au premier volet.
C’est fondamental comme conclusion.

Ce que j’en pense :

Entre les couvertures et les résumés qui se moquent joyeusement de la saga, la couleur est directement annoncée.

Ce recueil nous présente de nombreux gags, souvent en une page, qui désacralisent cette grande série de science fiction qu’est Star Wars.

Et c’est avec délectation qu’on y assiste.

Reprenant certaines scènes cultes, ou se servant d’éléments plus secondaires, Thierry Vivien met une gentille claque à l’univers.

« je suis ton père, j’en mettrais ma main à couper » Dark Vador.

On retrouvera dans le livre, tout les personnages qui ont pu apparaître dans les films, et c’est avec plaisir qu’on les voit se faire ridiculiser. Luke Skywalker, la Princesse Leia, les robots, Yoda, les stormtrooper, etc. Aucun protagoniste n’est épargné, tous sont un peu idiots, pervers, mais surtout à mourir de rire. Les caméos sont aussi de mises. Ainsi, ne vous étonnez pas de la visite, dans certaines pages, du fameux capitaine Spock, du Klu Klux Klan, de Panoramix ou même d’Hitler ! L’auteur ne se refuse rien, et il le fait bien ! Car loin de se contenter de raconter des anecdotes très premier degré, on assiste aussi à des gags teintés d’ironie.

Irrévérencieux et décapant, ils sont tous très efficaces, et les fausses notes se comptent sur les doigts d’une main.

Le style graphique sert très bien la cause. Bien reconnaissables, les héros ont tous l’air plus ahuris les uns que les autres. Fini l’impressionnant et frigide Dark Vador ou encore l’inquiétant et ridé empereur. On ne les prends pas au sérieux une seule seconde, et c’est bien le but. On pourrait juste regretter les décors un peu vides (voir inexistants) et les visages parfois inexpressifs et un peu trop similaires.

Petite frustration aussi. L’univers de Star Wars est gigantesque et extrêmement bien foutu, il faut le dire, avec de nombreuses planètes et races qui ont toutes leurs propres caractéristiques. Or l’auteur se limite parfois trop aux mêmes cadres et aux mêmes running gags. Comme celui de la main coupée de Luke. Ça fonctionne auprès de moi, car la blague arrive assez bien à se renouveler ; mais je sais que certains pourront s’en lasser.

Mais avec un peu moins de 200 pages par tome, la lassitude ne devrait pas être trop importante.

Conclusion :

Une bonne tranche de rigolade !

Voilà ce que vous réserve ces deux tomes qui n’hésitent pas à ridiculiser la légende. Et c’est on ne peux plus comique.

Les fans de Star Wars se régaleront en comprenant les anecdotes et les blagues impliquant une assez bonne connaissance de l’univers. Pour les autres, quelques planches pourraient échapper à leur compréhension mais cela ne les empêchera pas d’apprécier dans l’ensemble.

Mais en même temps, qui ne connait pas Star Wars ? (si toi, derrière ton écran, tu t’es reconnu, répare cette erreur le plus vite possible !)

Beaucoup cette BD, tu devrais apprécier.

 Que la force soit avec toi, jeune padawan.

-Wiiseko-

Mon avis : ✭✭✭✭✩

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Bang et son Gang de Takaro et Kikoo-Lol

Bang et son Gang

Takaro : dessin – Kikoo-Lol : scénario   –    Août 2013       –    Édition Tapas9782756041964v

Voilà, la première chronique de l’équipe de Mais Livrez Vous Version 2.0 !

Et c’est votre dévouée servante, Wiiseko, qui a le plaisir de vous la présenter.

Pour cette première critique, mon choix s’est porté sur Bang et son Gang , qui a été pré-publié dans le magazine Fluide G., et est maintenant publié en cartonné aux éditions Tapas. Tapas étant une collection toute récente de Delcourt, qui réunit dans sa grande majorité des ouvrages de « Blog-BD », nouveau vivier des éditeurs de bandes dessinées. Les préceptrices du genre étant Pénélope Bagieu (nommée Chevalier des Arts et des Lettres au dernier festival d’Angoulême) et Margaux Motin.
Les « blogs-BD » fleurissent sur la toile ; pour le grand bonheur des éditeurs, cela leur permettant de dénicher de nouveaux talents. C’est pourquoi j’ai décidé de consacrer un certain nombre d’articles à venir sur ce genre somme tout assez récent.

Car comme pour tout, il y a du bon et du moins bon … Et avec Bang et son Gang on est clairement dans le moins bon !

Résumé :

Dans un pays merveilleux, le lapin Bang coule des jours paisibles, entouré d’amis sincères : Shredder l’ours sympa, Gaz le gentil éléphant bleu et Chupa le chien contorsionniste. Mais lorsqu’une horrible crise d’hémorroïdes frappe le pauvre lapin, son monde se trouve radicalement bouleversé : lui qui croyait être un mâle apprend qu’il est une femelle ! Débute un surprenant voyage initiatique..

Ce que j’en pense :

Le titre et l’avertissement sur la couverture aurait déjà dû me mettre la puce à l’oreille (si tu n’as pas compris le sous entendu du titre, c’est que tu dois avoir moins de 16 ans, et alors Bang et son Gang n’est pas pour toi) …

Mais malgré cela, les dessins ronds et mignons et la colo pop et acidulées m’attiraient. Et même si le contenu s’annonçait clairement grivois, certains maîtrisent ce genre très bien, sans tomber dans le vulgaire et le malsain. Loupé !

Plus je tournais les pages, plus j’étais atterrée par son contenu.

Le héros Bang (héroïne ?), censé être entouré de ses « amis fidèles » est clairement infect avec eux. On ne s’attache pas un seul instant à lui, nous apparaissant même comme un être franchement antipathique. Pour ce qui est de ses « amis », seul Gaz sauve un peu les meubles ; et encore, comme dit l’expression « trop bon, trop c*n », le pauvre Gaz en vient à nous faire pitié. Difficile d’être charmé par les deux autres personnages, au vu de leur passe-temps, pour le moins sordide. Shredder veut faire monter les jeunes poussins sur ces genoux pour les -faire- sauter, et Chupa passe son temps à se lécher. Oui, vous avez bien lu, à se lécher. Remarquez alors, le jeu de mot irrésistible entre son activité et son nom …
Le dessin est d’ailleurs assez passif et manque de dynamisme.

Inceste, sodomie, pédophilie, tout y passe. Sous le couvert de l’humour, les auteurs partent dans des délires un peu extrêmes. Seulement, les gags ne font pas rire. Il ne reste alors, qu’une impression de malaise en lisant l’ouvrage. Heureusement, le dessin dédramatise le propos, et empêche de tomber dans le carrément glauque. 

Conclusion :

Bref, vous l’avez sans doute compris: À moins d’être un adepte d’humour douteux ou d’être vraiment sous le charme du dessin un semblant mignon, Bang et son Gang est vraiment à côté de la plaque. Il manque de la nuance au propos et des personnages accrocheurs et sympathiques pour passer d’un récit turpide à un bon moment de divertissement.

Par bonheur, les autres titres des éditions Tapas ne sont pas de cet acabit, loin de là !

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  Mon avis : ✭✩✩✩✩