Maxime Chattam vous vend (cher) un gros numéro du Nouveau Détective

91Rz-JCK1dL._SL1500_malakodanul2Rarement un aussi mauvais livre aura été doublé d’un délire idéologique aussi nauséabond. J’ai pourtant lu presque tous les thrillers de Chattam, mais les autres se contentaient d’être de bons divertissements, un peu gores, flirtant peut-être un peu trop avec cette pseudo-science qu’est la criminologie, obsession américaine à chercher une explication à son taux de criminalité qui n’implique pas le système en lui-même. La Trilogie du Mal est désormais un classique du genre, même s’elle vieillit mal, et se lit plutôt bien les soirs d’orage. La patience du Diable, dernier méfait de Maxime Chattam, squatte les têtes de gondoles de toutes les librairies avec la promesse de vous offrir le même frisson. Afin de vous éviter de payer cher cet épais torchon, je l’ai lu pour vous.
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L’affaire Jane Eyre par Jasper Fforde

L'affaire Jane EyreL’affaire Jane Eyre

par Jasper Fforde

10/18, 2005

9,60€

Résumé :

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

Mon avis :

C’est déjà ma troisième lecture de ce roman, et je ne m’en lasse pas ! C’est d’ailleurs pour cela que j’ai voulu vous le faire découvrir.

Ceux qui me connaissent le savent très bien, je suis une grande fan du roman Jane Eyre de Charlotte Brontë. Par conséquent, quand on m’a offert ce livre, j’ai été très curieuse de découvrir ce qu’il renfermait !

Eh bien, je n’ai pas été déçue. Si au début du livre il faut s’adapter à l’univers complètement décalé inventé par l’auteur, on se laisse très vite emporter par les détails un peu loufoques qui apparaissent souvent. Mais, avant toute chose, une petite explication du contexte s’impose…

Le récit se déroule dans les années 1980, en Angleterre. Quoi d’exceptionnel, me direz-vous ? Eh bien, le monde décrit dans ce livre n’est pas celui que l’on peut connaître. L’Angleterre est en guerre contre la Russie depuis plus d’un siècle, le Pays de Galles a mené une révolution et a gagné son indépendance, les familles peuvent adopter des dodos ou des pingouins domestiques clonés, unegrande firme nationale du nom de Goliath a la mainmise sur le gouvernement anglais… Bref, vous imaginez le tableau. Une autre chose importante : l’Angleterre est gérée par ce qui est connu sous le nom d’OpSpecs. Il s’agit de 32 départements spécialisés chacun dans une branche particulière : le voyage dans le temps, la défense anti-terroriste, ets… Et surtout, le département des LittéraTech, une brigade spécialisée dans le domaine du livre et de la littérature. C’est là que travaille notre héroïne, Thursday Next. Le jour où l’un des plus grands criminels au monde kidnappe le personnage de Jane Eyre dans le manuscrit original de Charlotte Brontë, c’est elle qui est chargée de la retrouver et de la ramener dans son roman.

Comme vous pouvez donc le remarquer, l’univers est très particulier. Il peut nécessiter un certain temps d’adaptation au début du roman mais, personnellement, j’ai tout de même été très vite conquise par ce récit si original.

Ce livre est un subtil mélange de roman policier, fantastique, science-fiction, classique et contemporain ; complètement décalé et loufoque, avec des personnages franchement drôles et souvent attachants (car même s’ils sont franchement détestables pour certains, on ne peut s’empêcher de les trouver drôles).

Un très bon moment de lecture donc, et si vous avez envie d’une lecture à la fois amusante et passionnante, alors ce livre est fait pour vous !

~ Galinean ~

Note : ✭✭✭✭✩

L’appel du coucou : J.K. Rowling sous couverture

galbraithBrillant !Je suis un véritable amoureux de polar. En général, j’aime bien le polar à l’ancienne, le polar tendance Thierry Jonquet ou Fred Vargas, avec ce bon vieux personnage de détective très singulier, ses lumières, ses démons, cette ambiance mouillée de la pluie et de la lumière des lampadaires, la ville et ses coins sombres… Et puis ce morceau de Jazz que j’entends toujours, à la Nestor Burma, ce sax mélancolique dont la musique s’écoule sur le pelage d’un chat de gouttière… Polar. La tendance sociale, aussi, à expliquer le crime, non par la méchanceté pure, mais par la vie et l’usure. Seulement ces derniers temps, le polar a cédé à la tendance très américaine du thriller. Le thriller, c’est un peu de polar, pas mal de sang, et si dedans vous arrivez à mettre une secte satanique et des sacrifices humains, vous gagnez le jackpot. Je ne jette la pierre à personne, il m’arrive d’en lire, c’est fun, c’est dégoûtant, ça fait un peu peur, bref : c’est distrayant. Mais ça devenait stupide. Une sorte de mimétisme : tout le monde écrivait son thriller. Alors quand j’ai entendu que J.K Rowling, sous le pseudonyme de Robert Galbraith, avait écrit un polar « à l’ancienne » acclamé par la critique, et bien, j’ai sauté dessus. Lire la suite

La mort s’invite à Pemberley, de P.D. James

La mort s’invite à Pemberley, P.D.James-La-mort-sinvite-à-Pemberley
de P. D. James
(Éditions Fayard)
Paru en mai 2012
392 pages / 22€

Résumé :

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle.

Critique :

D’abord, je ne suis pas très « polar ». Mais, de temps à autre, j’en lis. Parmi les peu d’auteurs que j’apprécie dans ce genre, il y a P. D. James. Ses complots sont bien ficelés et son utilisation de la langue anglaise est précise, moderne. Quand son dernier roman était publié, j’ai donc voulu le lire.

Je savais qu’elle avait un passé intéressant dans la Santé Publique et la Justice (service de la médecine légale). J’ignorais qu’elle était connaisseuse et passionnée de l’œuvre de Jane Austen.

Jane Austen a toujours été, pour moi, de la Chick Lit du 19e siècle, et je me refusais à la lire.

Quand j’ai lu Death Comes to Pemberley et découvert que c’était une séquelle de Pride and Prejudice écrit dans le style de Jane Austen, une pastiche bienveillante en quelque sorte, j’ai décidé de lire Pride and Prejudice.

C’est de cette façon que P. D. James m’a fait découvrir le monde de Jane Austen. Le langage de l’époque, les conventions sociales, le fonctionnement de la Poste, les différents types de carrosses, l’armée et les guerres avec vous savez qui. En prime, elle a fourni une séquelle qui nous montre un peu plus de la vie d’ Elizabeth et de Darcy.

En tant que polar, Death Comes to Pemberley n’est pas le meilleur que j’aie lu, mais, côté littéraire, la maîtrise du langage et du style de Jane Austen est un véritable tour de force. Je dois à P. D. James mes remerciements.

Philip Ulyett

J’attraperai ta mort, d’Hervé Commère

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d’Hervé Commère
(Pocket)
Paru en novembre 2012
160 pages / 5,70€

Résumé :

Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda. Depuis, sa belle demeure d’Etretat a changé de propriétaires. Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…

Critique :

J’attraperai ta mort est le premier livre d’Hervé Commère et c’est une grande réussite.
Cependant je doutais sur ce point au début. Le résumé sur la quatrième de couverture est court et je ne trouve pas qu’il en dit assez sur le livre. Bien qu’il est difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue.

Le héros, Paul Serinen, est plutôt un anti-héros puisque c’est un petit malfrat qui au fil des pages, acquiert expérience et confiance. On le retrouve au début du récit avec le détournement d’un camion rempli de sacs Louis Vuitton. Il revend la marchandise et empoche 300 000 €. Une bien belle somme qui pourrait lui permettre de se la couler douce pendant des années. Mais c’est plus fort que lui, l’instinct et ses pulsions prennent le dessus, et le voilà sur un nouveau vol.
Jusque là tout va bien. Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Serinen engage des hommes pour leur déléguer le sale travail et s’attaque à beaucoup plus important et attirant : le vol d’un diamant, le plus gros diamant au monde. Mais effrayé il planque son butin dans sa maison. Impossible de le revendre car on veut sa tête, et hors de question de l’abandonner. Non, il sera riche mais personne n’en saura jamais rien.

Serinen laisse alors la place à d’autres personnages, notamment celui d’un couple où l’amour et le bonheur sont au rendez-vous. Mais pour combien de temps ? Et quel est leur lien avec Serinen ?

Le point marquant de l’histoire est les retours en arrière ou les sauts en avant dans le temps, on ne saurait dire. L’histoire s’étale sur une dizaine d’années et est vue par plusieurs personnes, ce qui permet de prendre la mesure et l’ampleur de toute l’affaire.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, bien que je l’ai trouvé trop court. L’auteur aurait pu rendre l’affaire encore plus tordue et compliquée. Mais c’est déjà une merveille que d’avoir réussi à nous écrire une histoire où tout s’imbrique au fur et à mesure. Un véritable puzzle.
Il est également édité en tant que livre policier, mais je ne suis pas d’accord sur ce point, pour moi il relève plus du thriller, puisqu’il n’y a pas vraiment d’enquête policière à proprement parler mais qu’il nous tient cependant en haleine du début à la fin.

Gaëlle

Dark Eyes – William Richter

Dark Eyes
de William Richter
(Editions Albin Michel)
Sorti en janvier 2013
336 pages
15€

Résumé :

Née en Russie, Wally a été adoptée enfant par une riche famille new-yorkaise. Aujourd’hui l’adolescente de 16 ans, rebelle et futée a coupé les ponts avec sa famille et vit dans les rues de New York de larcins divers. En tombant par hasard sur des documents ayant trait à ses origines, Wally éveille l’attention d’un homme sans foi ni loi réputé pour sa sauvagerie : Alexei Klesko, un truand russe sur le chemin duquel les cadavres s’amoncellent. Le seul coup d avance qu’a Wally est un détail d’importance : l’homme ignore qu’il est son père…

Critique :

-Wallis (ou Wally) est une adolescente de seize ans. Elle a passé plusieurs années dans un orphelinat russe, avant d’être adoptée par un riche couple américain. Seulement, Wally est trop rebelle, elle ne se plie pas aux règles. Elle décide donc de partir et de vivre dans la rue. Son habitat deviendra une banque désaffectée, qu’elle partagera avec trois adolescents de son âge. Ils vivent assez bien malgré tout et forment un groupe d’amis très soudés. Cependant, une enveloppe mystérieuse contenant une lettre de sa mère biologique et quelques documents va lui être remise. Wally part à la recherche de Yalena, sa mère. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Klesko, son père, a le même objectif que Wally : la trouver au plus vite. Sauf qu’il n’a pas les mêmes raisons…

Passons maintenant à mes impressions. L’histoire démarre au quart de tour. Dès les premières pages, on se sent happé par le récit. L’action est très présente et les rebondissements sont nombreux. J’ai eu la crainte de découvrir la chute du livre bien avant de l’avoir terminé et je me suis bien trompée. En effet, on va de surprise en surprise et il y a beaucoup de retournements de situation. La fin était totalement inattendue et imprévisible. J’en suis tombée des nues !

Concernant les personnages, je dois dire que Wally est courageuse. Elle est pleine de ressources et ne lâchera jamais l’affaire. Elle refuse de rester passive et d’attendre. Elle est mature et intelligente et, même si le fait de retrouver sa mère l’obsède, elle est protectrice envers sa bande, elle veut toujours leur faire plaisir et éviter de les mêler à ses problèmes. Elle est honnête et sait reconnaître ses torts.

Même si ce livre vise les adolescents en priorité, je trouve qu’on peut le lire à l’âge adulte, sans s’ennuyer. Ce n’est pas le genre de livre où tout est bien qui finit bien. Je veux dire, ce n’est pas la classique fin «les méchants meurent et les gentils finissent tous heureux ». Le récit est assez tragique par moments et c’est ce que j’ai aimé : cela rend l’histoire plausible et réaliste.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment avec Dark Eyes. Je ne me suis pas ennuyée et j’allais de surprise en surprise, bouche bée. Je n’ai pas vu les pages tourner, c’est le moins qu’on puisse dire ! Une suite est prévue mais sera centrée sur un autre personnage de l’histoire. Je le conseille à partir de 14 ou 15 ans car certaines scènes peuvent heurter la sensibilité du lecteur. En revanche, pas de limite d’âge maximum, je pense réellement qu’on peut l’apprécier à l’âge adulte.

 Cassandre

Paraphilia de Saffina Desforges

Paraphilia
de Saffina Desforges
(Ma Editions)
Paru en juin 2012
522 pages
20€

Résumé :
Le corps de Rebecca, dix ans, est retrouvé dans une rivière. L’inspecteur David Pitman, chargé de l’enquête, attribue rapidement d’autres victimes à son meurtrier, qui agit toujours selon le même mode opératoire : des fillettes enlevées près de chez elles sont retrouvées mortes dans les jours qui suivent, près ou dans un cours d’eau, agressées sexuellement puis étranglées. Aucun indice exploitable n’est retrouvé, seule une carte de visite est laissée dans le corps de la victime, et porte le nom du meurtrier : Oncle Tom. Alors que la chasse à l’homme commence, la mère de Rebecca décide elle aussi de mener l’enquête afin de comprendre ce qu’est la paraphilia, troubles psychosexuels dont fait partie la pédophilie. Elle va bientôt se retrouver au coeur d’une machination qui dépasse l’entendement…

Critique:
L’histoire se déroule en Angleterre. La petite Rebecca, dix ans, est repêchée dans un canal. Elle a subi des violences sexuelles avant d’être assassinée. Le médecin légiste retrouve, dans son corps, une carte de visite indiquant simplement « Oncle Tom ». La mère, Claire et le beau-père journaliste, Matt, vont s’intéresser de près à l’enquête.

Comme vous l’avez sans doute compris, Paraphilia est un thriller. Pour mieux comprendre le sujet abordé, il faut se pencher sur son titre. La Paraphilie désigne les attirances et pratiques sexuelles qui ne sont pas dites « normales ». Ici, il s’agit surtout de la pédophilie.

Saffina Desforges est en réalité un couple d’auteurs. J’adore ce concept. Ce récit à quatre mains s’aventure dans la noirceur de la pédophilie. C’est un sujet extrêmement sensible et pas évident. Les deux auteurs vont bien plus loin que la simple description et c’est ce que j’ai réellement apprécié dans ce livre. Paraphilia est très bien documenté. On nous explique beaucoup de choses sur cette « anomalie ». Je ne peux pas dire que désormais je « comprends » les motivations d’un pédophile. Non, mais on a des explications scientifiques qui m’ont fait voir les choses autrement et aller au-delà de mes préjugés.

Je ne vous cache pas qu’au début, j’ai rencontré des difficultés à me plonger dans l’histoire. Ce n’est pas à cause du récit en lui-même mais de la mise en page. Les chapitres sont tous à la suite les uns des autres et le texte commence très haut sur la page. Le confort de lecture est donc moins bon. J’ai donc eu peur de ne pas avancer dans ce livre. Et je me suis trompée ! Les chapitres sont très courts et se lisent donc vite et le suspense est au rendez-vous ! On ne s’ennuie pas dans Paraphilia, oui il est très gros mais plus on avance, moins on voit défiler les pages !

Concernant l’identité d’Oncle Tom, j’étais loin de me douter de ce qu’il se tramait réellement. J’ai été bluffée !

Paraphilia est un très bon thriller. Moi qui adore ce genre littéraire, j’ai été servie ! Je comprends aisément pourquoi il a tant plu en Angleterre. Je le conseille aux fans de ce genre et aussi, aux personnes souhaitant en savoir plus sur la pédophilie.

Cassandre

Clairvoyance d’Amélie Sarn

Clairvoyance
d’Amélie Sarn
(Editions J’ai lu)
Paru en novembre 2012
219 pages
12,00€

Résumé :

Après le divorce de ses parents, Emma déménage avec sa mère à Mondeleau, petite ville apparemment sans histoire.

La jeune fille se fait des amis et investit peu à peu sa nouvelle chambre.

Tout semble parfait, mais ses nuits sont agitées de rêves étranges…

Critique:

Clairvoyance, c’est l’histoire d’Emma, quinze ans. Son père quitte subitement sa mère car il aime une autre femme. La mère et la fille quittent alors la ville et emménagent  dans une maison à Mondeleau, petite ville du sud de la France. Emma intègre un nouveau lycée, se fait des amis et ne tarde pas à découvrir que quelque chose d’effroyable s’est produit dans leur nouvelle demeure…

J’avais hâte de lire ce roman. Le côté esthétique me plaisait énormément : très belle couverture, un format semi-poche avec un rabat, j’adore ! Le résumé m’attirait lui aussi beaucoup.

Il s’agit d’un thriller Young Adult (pour les 15-25 ans), un peu paranormal. Emma est assez obstinée par le secret que cache sa maison. Elle fera tout son possible pour découvrir la vérité, quitte à baver les dangers ! L’intrigue est plutôt bien menée, je dois dire. J’étais assez perdue parmi la liste de suspects.

Le gros point fort de ce livre, c’est son ambiance.  Elle devient pesante et angoissante, ce qui fait qu’on ne peut que lire le livre d’une traite pour enfin, connaître le dénouement.

Clairvoyance est un livre que j’ai aimé, il se lit vite et l’histoire m’a captivée. J’ai hâte de lire d’autres ouvrages d’Amélie Sarn !

Cassandre

Le briseur d’âmes de Sebastian Fitzek

Le briseur d’âmes
de Sebastien Fitzek
(Editions L’Archipel)
Sorti en mars 2012
266 pages
19,95€

Résumé :
Un psychopathe sévit dans les environs de Berlin. Lorsque la police retrouve ses victimes, ces dernières sont vivantes, mais prostrées dans un état végétatif, psychologiquement anéanties, comme privées de conscience… D’où le surnom que lui a donné la presse : le briseur d’âmes.
Caspar, un amnésique d’une quarantaine d’années interné dans une clinique psychiatrique de luxe, n’aurait jamais imaginé croiser le chemin de ce psychopathe. Et pourtant, en cette veille de Noël, alors qu’au-dehors une tempête de neige fait rage, lui, le personnel médical et quelques patients se retrouvent enfermés dans la clinique, coupés du monde… avec le briseur d’âmes. Et, cette fois, il tue !

Critique :
Sebastian Fitzek est un auteur dont j’avais entendu énormément de bien. J’ai voulu le découvrir en lisant Le briseur d’âmes.
Dans ce livre, il y a deux histoires imbriquées. D’abord, celle à l’heure actuelle où un professeur souhaite faire lire un vieux rapport à ses élèves contre une somme d’argent. Nous lisons donc ce rapport en même temps qu’eux et j’ai trouvé cette idée très bonne. Le rapport en question explique ce qu’il s’est passé des années plus tôt dans un hôpital psychiatrique. Caspar, un amnésique ne sait plus rien de son passé ni comment il est arrivé là de son plein gré. En plus de cela, Le briseur d’âmes, un psychopathe qui rend ses victimes catatoniques. Elles ne réagissent plus du tout et ont sur elles une énigme du briseur d’âmes.

Alors qu’une tempête de neige fait rage en cette veille de Noël, les patients vont se retrouver coincés avec le Briseur d’âmes… Tout au long du livre on doute de son identité et surtout de celle de Caspar. En lisant ce livre, j’avais l’impression d’être moi aussi enfermée dans l’hôpital. La tension est plus que palpable, je ne savais plus m’arrêter de lire et ça ne m’était pas arrivée depuis un bon moment. Je voulais à tout prix savoir ce qui allait se passer !

Certaines scènes peuvent choquer, c’est pourquoi le livre n’est pas à la portée de tout le monde. Personnellement ça ne m’a pas dérangée et cela a permis de créer l’aspect psychologique de ce livre.

Pour conclure, c’est un thriller très bien écrit avec lequel j’ai été surprise même si j’avais trouvé certaines pièces du puzzle je n’ai pas su l’assembler. J’ai vraiment hâte de lire d’autres romans de Sebastian Fitzek car franchement, celui-ci vaut le détour !

Cassandre

« Je ne peux pas leur faire confiance. Je ne connais personne dans cette pièce, y compris moi même. »

Misery de Stephen King

Misery
de Stephen King
(Editions Hachette, Le Livre de Poche)
Paru en septembre 2002
391 pages / 6,60€

Résumé :

Misery, c’est le nom de l’héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez : il a fait mourir Misery pour écrire enfin le « vrai » roman dont il rêvait. Et puis il a suffi de quelques verres de trop et d’une route enneigée, dans un coin perdu… Lorsqu’il reprend conscience, il est allongé sur un lit, les jambes broyées dans l’accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d’avoir tué Misery. Et le supplice va commencer. Sans monstres ni fantômes, un Stephen King au sommet de sa puissance nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu’on puisse imaginer.

Mon avis :

J’avais envie de savoir si ce qu’on disait été vrai. Stephen King, maître de l’horreur ?

Mon premier King, donc, a été Misery. Pourquoi celui-ci et pas un autre ? Parce que c’est un de ses livres les plus connus et parce que l’idée d’un huis clos m’intéresse toujours. Avant d’ouvrir ce livre, je me suis demandée comment King pourrait nous tenir en haleine durant plus de 380 pages. Faire en sorte que bien qu’enfermé dans une pièce, une maison, le personnage principal soit intéressant, et même l’histoire en elle-même.

Notre écrivain, Paul Sheldon, semble au bout du rouleau dès le départ, c’est-à-dire lors de son réveil chez Annie, sa ravisseuse. On se doute alors que les 300 pages suivantes ne seront pas de tout repos.
J’ai trouvé l’écriture de Stephen King vraiment remarquable. Il arrive à retranscrire chaque état d’esprit, chaque émotion, chaque tourment de notre « héros » à merveilles. On sent ses humeurs changer au fil des lignes. Il m’a semblé que par moments il parvenait même à modifier son style pour faire en sorte que l’on soit encore plus poussé à accrocher au récit, suivant Paul au plus près dans son intimité et son quotidien de séquestré.
Tout n’est donc pas qu’action. Je dirai même que ce n’est pratiquement que ressenti. On a comme l’impression de sombrer peu à peu dans la folie avec l’écrivain, de se sentir des pulsions destructrices apparaître et d’avoir des pensées inimaginables.
L’intrigue est vraiment très tenante, le tout étant de savoir quand et dans quelles circonstances (et surtout dans quels états physique et mental) Paul Shelon va-t-il échapper aux griffes d’Annie ? Annie Wilkes est réellement … terrifiante. Elle est tout ce qu’il y a de plus immonde et repoussant. Un réel cauchemar d’une force physique impressionnante. Folle mais pas idiote. Loin d’être idiote même.
La relation entre nos deux personnages est très spéciale. Faite de crainte, de respect mais aussi de haine. Au fil de l’histoire on ne sait plus qui a de l’emprise sur qui, ni dans quel sens ça doit marcher. Bien que lorsque Paul fait une bêtise, Annie sait le remettre en place.
Les scènes les plus intenses sont sûrement celles de violences physique et/ou de torture faites à notre personnage principal. Rares sont les livres qui m’ont fait me sentir mal. Celui-ci fait partie du lot. J’ai très (très) souvent grimacé, et poussé quelques « aaaah! » horrifiés et dégoutés (dont Cassandre a été témoin). Je me suis même retrouvée dans un état hagard à un certain point de ma lecture.

Stephen King, maître de l’horreur ? Je ne dis pas non. J’ai vraiment apprécié ce livre et je le recommande aux personnes n’étant pas trop sensibles ainsi qu’à celles qui ne sont pas dans une quête permanente d’action, et de retournements de situations. Aller jusqu’à dire que c’était une partie de plaisir … serait de mauvais goût.

Gaëlle