Autant en emporte le vent par Margaret Mitchell

Autant en emporte le ventAutant en emporte le vent

par Margaret Mitchell

Gallimard, 2003

30,50€

Résumé :

En Georgie, en 1861, Scarlett O’Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n’a toutefois d’yeux que pour Ashley Wilkes malgré ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Melanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée à le faire changer d’avis, mais à la réception des Douze Chênes, c’est du cynique Rhett Butler qu’elle retient l’attention. C’est alors que la guerre de Sécession éclate, bouleversant leurs vies à jamais…

Mon avis :

Avant de lire ce célèbre roman, j’avais vu il y a déjà un bon bout de temps son adaptation cinématographique, un film très long qui ne m’avait laissé qu’assez peu de souvenirs, excepté peut-être un profond mépris pour le personnage de Scarlett, mais passons sur ce point, je vais y revenir. Je n’avais donc pas particulièrement envie de lire le roman, jusqu’à ce qu’un « léger » harcèlement d’une de mes amies me forc… non, me pousse à le lire ! Allez, j’ai promis que je ne serai pas de mauvaise foi.
J’ai donc attaqué ce pavé de 1200 pages (et c’est là que je remercie la liseuse qui m’a épargné le poids du pavé dans la valise pour les vacances), en essayant de mettre de côté mes à priori assez nombreux, et en reprenant l’histoire totalement de zéro. Et je dois avouer que je n’ai pas trop mal réussi mon coup, car j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre.
Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié la dimension historique très détaillée présente dans la narration, au sujet de la Guerre de Sécession aux Etats-Unis. On sent que l’auteure s’est beaucoup documentée sur le sujet, et a bénéficié de témoignages de gens ayant vécu durant cette guerre (rappelons en effet que le livre a été publié pour la première fois en 1936). On a profusion de détails historiques et de descriptions assez précises, ce qui contribue notamment à l’épaisseur du roman. Certains considèrent cela comme une longueur désagréable ; personnellement, j’ai vraiment trouvé cet aspect très intéressant.
Ensuite, les personnages. Il y en a beaucoup, tous très travaillés et très bien exploités par l’auteure, mais je vais me concentrer sur les principaux. Tout d’abord, je vais bien entendu commencer par la très belle (et très caractérielle… bon, j’arrête.) Scarlett O’Hara, personnage central du roman, et que l’on suit à partir de ses seize ans. Je vous disais que son personnage, dans le film, m’avait laissé une très mauvaise impression. Heureusement, mon avis sur elle s’est quelque peu modifié avec ma lecture du roman. Certes, je considère toujours Scarlett comme une jeune femme trop gâtée pensant que tout lui est dû, bornée dans ses idées de petite fille ; mais sa force de caractère et ses idées très progressistes pour l’époque, notamment au sujet de la condition des femmes dans la société, la font beaucoup remonter dans mon estime. Je n’irai pas jusqu’à dire que je l’adore, ce serait trop me demander, mais déjà je la supporte beaucoup plus, et j’arrive à comprendre ses raisonnements la plupart du temps. 
Ensuite, le personnage de Clark Gable. Est-ce nécessaire de dire que je l’ai adoré ? Pourtant, il est loin d’être parfait : il est arrogant et profiteur, il a un tempérament parfois violent. Mais il aime Scarlett, cela se ressent dans ses actions et dans ses gestes plus que dans ses mots, et cela le rend vraiment attachant. Ce que je pourrais lui reprocher cependant, c’est d’avoir trop vite baissé les bras avec Scarlett une fois leur mariage passé, et la relation avec leur fille Bonnie, qu’il a peut-être un peu trop tendance à confondre avec sa mère. Cet avis n’engage toutefois que moi, mais si leur relation avait pris un autre cours, la fin du roman aurait pu être très différente…
Je continue avec le personnage d’Ashley Wilkes, dont je ne dirai que quelques mots, ce qui sera largement suffisant. Si au début du roman ses idées et sa façon de pensée se tenaient, la suite du roman m’a franchement fait changer d’idée à son sujet. Peu à peu, après la guerre, Ashley se transforme en une sorte de légume qui marche et qui parle, incapable d’agir de lui-même. Les espoirs qu’il contribue à donner à Scarlett à plusieurs reprises m’ont franchement énervée, et j’ai presque envie de dire que j’étais déçue en le voyant rentrer de la guerre… C’est dire !
Enfin, je vais conclure avec le personnage de Mélanie Wilkes, qui si elle est la femme d’Ashley, reste très différente de lui. Elle dissimule un caractère affirmée sous une apparente douceur, et je suis assez d’accord avec Rhett quand il dit que « Mélanie Wilkes est la seule grande dame de sa connaissance ». Elle a une grandeur d’âme, une gentillesse et une générosité à toute épreuve, et elle sait se faire aimer de tout le monde… excepté peut-être de Scarlett qui la méprise et la dédaigne pendant quasiment tout le roman. Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup aimé le personnage de Mélanie.
Autant en emporte le vent est aujourd’hui devenu un classique, notamment grâce à son adaptation cinématographique qui reste un film emblématique 75 ans après sa sortie dans les salles.
Les sujets qu’il véhicule, notamment au sujet de l’esclavage et du racisme, intimement liés dans ce livre écrit dans les années 30, à l’époque où la ségrégation des Noirs faisait encore rage aux Etats-Unis, reste encore aujourd’hui étrangement actuels. Toutefois, un reproche que je fais à l’oeuvre à ce sujet : certains mots où expressions utilisés pour parler de personnes Noires montrent franchement les inclinaisons quelque peu racistes de l’auteure à leur sujet, tout comme les quelques mentions du Ku Klux Klan, qui prend en effet ses racines à l’époque où se déroule l’histoire… 
A roman fleuve, critique fleuve, je constate que je me suis laissée emballer. Pour autant, je vous recommande ce livre qui, sans être un coup de cœur, reste néanmoins une superbe découverte, malgré une fin… qui m’a laissée sur ma faim. Alors à vous de vous faire votre propre avis, et foncez sur ce livre !
~ Galinean ~

Note : ✭✭✭✭✭

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Hey babe, he’s got his eye on you !

utltimex-artistes_mPlus fort que le rejeton de King Kong et Godzilla, plus macho qu’un supporter de foot plein de bière, plus classe que Clooney dans Ocean’s eleven, plus con et raciste qu’un redneck du Kentucky (je pourrais continuer comme ça pendant des heures)… voici Ultimex dans un nouvel épisode de ses aventures, qui mêlent agréablement l’action et l’humour pour les incorporer dans la dure réalité de ces sales bobos d’ artistes.

Non, plus sérieusement. Si tu crois savoir ce qu’est l’humour noir, sans jamais avoir lu sur Ultimex, tu t’es planté, et pas qu’un peu.

Présentons un peu le personnage : Ultimex est un globe oculaire géant sur un corps humain. Déjà, quelque chose cloche les mecs, mais passons. Ultimex est un globe oculaire géant sur un corps humain, qui porte des costards, travaille comme courtier dans une banque et passe ses soirées à humilier les gens qu’il juge insignifiants en compagnie de son acolyte et fidèle bras-droit à la sexualité bancale, j’ai nommé Steve ! Bref, jusque là rien de très accrocheur, on suit juste deux beaux connards avec un max de thunes.

Là où ça se complique, c’est que si on me demande un jour de décrire Ultimex à l’aide d’une seule de ses répliques, j’hésiterais toujours entre « je ne vais pas tarder parce que demain je travaille tôt et aussi je dois nourrir le crime », « ça va, j’ai pas fait exprès de lui marcher sur le nez à ta copine » après un incident en boite, ou bien, alors qu’un jolie demoiselle jouit en criant son nom : « ah ben comme ça c’est pratique, je risque pas d’oublier comment je m’appelle »… Evidemment, j’ai soigneusement omis toutes les répliques faussement racistes, homophobe et globalement très Front National, mais véritablement hilarante du chef-d’oeuvre de GAD.

Alors, pour faire court, ses aventures commencent sur les chapeaux de roues : Ultimex s’incruste à une soirée de potes de Steve, qui sont des « artistes ». Après avoir balancé quelques « poncifs de gauche » du genre « la pollution c’est pas cool », notre globe oculaires préféré se rend compte que les artistes veulent en fait mettre la main sur la fortune de Steve (et il tombe amoureux, accessoirement, d’une jeune cinéaste). Après quelques essais minable sur terre glaise, Ultimex se déclare artiste à son tour, et apte à exposer ses oeuvres pour contrecarrer le plan des escrocs. Cependant, son arrogance naturelle et sa chance inouïe ne vont pas lui apporter que des amis.

Alors voilà, le plus simple pour savoir si tu vas aimer est encore d’aller vérifier par toi-même sur le blog de (http://ultimex.over-blog.com/). Le principe est simple, toute la saga d’Ultimex est disponible initialement (et gratuitement) sur ce blog, et parfois, quelques-uns des meilleurs épisodes sont sélectionnés par des éditions sympas et déjantés (WARUM, Lapin) pour une sortie papier. Tu achètes, tu n’achètes pas, je m’en fous, va juste jeter un oeil, je suis sur que tu finiras par décocher un (petit) sourire aux pantalonnades ultimexiennes.

Ultimex : les artistes, GAD, les éditions Lapin

(acheter sur leslibraires.fr, groupement de libraires indépendants)

Antoine Bot

La Tante de Russie par Elise Fischer

SCN_0070La Tante de Russie

par Elise Fischer

Presses de la Cité, 2014

20,00 €

Résumé :

Septembre 1899. La jeune Lucie quitte sa terre lorraine pour accomplir son fabuleux destin. Ou comment une orpheline née à Saint-Dizier à la frontière de la Meuse devient, à Saint-Petersbourg, l’intime de la plus haute aristocratie impériale, la gouvernante des filles du dernier tsar de Russie, les princesses Olga et Tatiana, et l’amante passionnée du chef des cosaques du Don. Autant d’années lumineuses juste avant le chaos, la révolte d’un peuple acculé dont elle comprend pourtant la détresse. Et ses propres drames…

Mon avis :

Je n’avais pas du tout entendu parler de ce livre lorsque je suis tombée dessus à la librairie Tirloy de Lille. C’est la couverture qui m’a d’abord attirée, puis le résumé. Certains le savent, je suis très intéressée par l’Histoire de la Russie, notamment par le règne du dernier Tsar de toutes les Russies, Nicolas II. Alors quand j’ai vu ce livre, je me suis très vite laissée tenter. Et je ne le regrette pas !

Le roman débute tout d’abord par les aventures d’une certaine Lise, journaliste pour la télévision, qui se retrouve plus ou moins forcée de faire un reportage sur la Pâque Orthodoxe Russe. C’est au cours de ce reportage que va lui venir le besoin irrépressible de retrouver les traces de sa grand-tante Lucie Thomas, de retracer l’histoire de cette jeune femme partie de Lorraine pour se retrouver gouvernante des enfants du Tsar à la cour de Russie. Puis l’on change de narratrice : c’est ensuite Lucie Thomas elle-même qui va nous raconter sa vie, de son enfance dans l’est de la France, jusqu’aux prémices de la Révolution Russe. Elle parle alors de ses amours, de ses craintes, de sa vie passée dans l’entourage de la famille impériale.

Je commence par un point noir, pour moi le plus gros du roman : le début. J’ai trouvé que toute l’histoire autour de la soi-disant « quête » de Lise sur les traces de sa grand-tante était superflue. Cela aurait pu être un bon début pourtant, mais la transition entre les récits des deux narratrices est pour moi quelque peu bâclé, puisque Lise tombe comme par miracle sur des écrits de son illustre aïeule… Un peu dur à avaler pour moi, je ne vous le cache pas.

Mais trêve de reproches, parlons maintenant de ce qui est le cœur du livre : le récit de Lucie Thomas, de ses aventures entre la France et la Russie. Eh bien, j’ai réellement trouvé cette partie du récit passionnante. J’ai eu peine à lâcher le livre tant l’histoire était prenante ! L’auteure parvient à nous plonger avec brio dans cette ambiance de la Russie Impériale du début du XXème siècle. La narratrice, Lucie, est très attachante, et on parvient sans aucune difficulté à la suivre dans ce pays partagé entre les fastes de la cour impériale et la misère du peuple ou la révolte gronde, sous-jacente. Elle côtoie de très près certains personnages historiques, notamment le Tsar Nicolas II, la Tsarine Alexandra, leurs cinq enfants Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexeï, mais aussi le sinistre Raspoutine… On découvre ces grands noms de l’Histoire dans leur intimité, peut-être un peu plus humains, et moins iconiques. Toutefois, ceux qui connaissent quelque peu l’histoire de cette période troublée de la Russie s’attendront sans peine à la fin du roman, évidente. Le seul regret que j’ai d’ailleurs à ce sujet, c’est que l’auteure n’ait pas approfondi certains aspects historiques, mais soit restée en surface des choses. Toutefois, c’est là un avis personnel, et certains diront probablement que je suis trop pointilleuse…

Autre point positif du récit : la relation entre Lucie et Piotr. Peut-être un peu bateau, diront certains, mais personnellement j’ai beaucoup apprécié la manière dont elle a été présentée, dont elle s’est déroulée.

En tout cas, je ressors de ce roman avec une très bonne impression générale. Je vous le recommande sans hésiter, surtout si cette période de l’Histoire vous intéresse particulièrement.

~ Galinean ~

Note : ✭✭✭✭✩

La force ou le côte obscur ?

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Pour ceux qui ne le savent pas -et HONTE sur toi si c’est le cas- l’exposition Star Wars Identities à ouvert ses portes, samedi 15 février dernier à la cité du cinéma à Saint Denis.
Je me suis rendue sur place quelques jours avant l’ouverture officielle grâce à l’aimable invitation de Cenoctet (tu peux cliquer, c’est du bon !).Eh oui, obligée de me taper une exposition sur la plus grande saga de SF de l’histoire du cinéma, tout ça pour vous faire partager mes impressions sur le blog: Ma vie est dure.

Bref, la question est posée: Star Wars Identities, j’y vais ou j’y vais pas ?

Et bien je suis partagée à vrai dire. Voilà pourquoi:

Les plus:

-L’exposition est vraiment très bien en soi. Le lieu déjà est beau. La cité du cinéma a vraiment un architecture qui en impose.Ensuite pour ce qui est du contenu de l’exposition, on retrouve pas mal de pièces authentiques, telle que le costume ORIGINAL de Dark Vador ou de Chewbacca ! Avec de vrais pouâls d’Hayden Christensen dedans … Si si, véridique. Avec pas loin de 200 objets, on a accès à quelques perles qui font battre notre petit cœur de fan.

-Le gros point fort de l’expo, c’est que tu peux créer ton propre personnage, grâce à un bracelet et 25 bornes électroniques que l’on te donne à l’entrée (compris dans le prix). Dperso‘où le nom d’Identities, car tu crées la tienne au fur et à mesure des différentes salles. Tu as le choix parmi une quinzaine de race, différents métiers, mais aussi une part de hasard dans la création de ta destinée. Cela prends aussi en compte le nombre d’ami avec qui tu es venu visiter et les différentes étapes de la vie de tout individu. Et bien sur, LA question inévitable de l’univers de Georges Lucas: la force ou le côté obscur ?

À la fin, tu découvres grandeur nature, comme un enfant qui attend le père Noël, ton personnage créer par tes soins de A à Z. Tu as ensuite la possibilité de te le faire envoyer par mail, pour en garder un souvenir et te l’a péter auprès de tes amis car tu as fais l’expo. Par exemple voici le mien: Mon perso.

-Un audioguide est aussi fourni et permet d’en apprendre plus sur certains personnages ou aspects de l’expo. Un petit plus qui fait toujours plaisir. Et j’ai trouvé que la voix de l’audioguide avait un accent québecois assez comique à écouter.

-L’organisation de la visite apporte du positif aussi car un maximum de 25 visiteurs seulement pourra entrer simultanément. Les entrées seront espacées de 5 minutes d’intervalle. Donc peu de risque d’être envahi, car les gens vont en général au même rythme. tu peux profiter de ta visite sans qu’on se marche dessus et sans que le monde t’empêche d’accéder aux bornes qui sont au cœur de l’expo.

-La boutique à la fin de l’expo. Soyons clairs: Je me suis ruinée ! Une multitude de t-shirt sympas, un moule à gâteau dark vador, plein de livres superbes sur l’univers de S.W (bah oui, normal, nous sommes sur un blog littéraire, il fallait bien des livres quelques part héhé), les affiches très stylées de l’exposition et j’en passe … Si tu es un fan, je vois mal comment tu ne pourras pas (c)raquer, tellement les objets proposés sont attirants. Et exposition temporaire oblige, tu ne trouveras certains objets nul part ailleurs. Perso. je me suis fais plaisir (depuis, je mange des pâtes).

classe

Les Moins :

-La visite se veut accessible à tous, aux néophytes comme au connaisseurs et adorateurs de la guerre des étoiles. Mais au final, ces derniers n’apprendront rien de réellement nouveaux sur l’univers, car l’expo ne creuse pas dans les détails et s’arrête un peu à la surface des choses. les audioguides n’apportent pas d’informations réellement inédites ou extraordinaires.  Sympa mais pas foufou de ce côté là.

-Deux trucs en un font que j’ai du mal à recommander la visite à 100%: La durée de la visite. En prenant plutôt notre temps, on a mis une demie heure à l’a faire. Sans écouter toutes les informations par audioguide, certes, mais en nous attardant sur toutes les bornes et objets de la collection. Donc, il ne faut pas se voiler la face. En faisant tout à fond, je vois mal comment tu peux largement les une heure de visite. On est loin de la 1h30 promise sur le site.
Mais surtout, le gros blocage c’est … le prix ! 22 euros ! 22 EUROS PLEIN TARIF ! Pour une visite qui durera maximum une heure trente, et encore, c’est si tu l’a fais en Moon Walk. Je trouve cela vraiment abusé. Certes, les expositions ne sont souvent pas données mais quand on dépasse la vingtaine d’euros pour un contenu limité, là, ça reste en travers de la gorge. Par exemple, l’expo Pixar que j’ai tout autant adoré ne coûte que 15 euros. Alors, d’accord, il est souvent malvenu de comparer différentes expositions à causes des différences de forme et de fonds. Mais pour le coup, je trouve le prix bien élevé quand on sait qu’on va encore dépenser à la boutique à la fin de la visite. Surtout si on est pas parisien et que vous vous taper plusieurs heures de routes juste pour venir l’a voir. Autant dire que cette excursion vous coûtera la peau d’un boobies (et un plutôt gros).

En conclusion

Si j’ai vraiment adoré faire Star Wars Identities, impossible pour moi d’être vraiment catégorique quand au fait que vous devez l’a faire ou non. Au final, c’est à vous de voir si vous voulez y mettre 22€. Mais si vous l’a faites, prenez y réellement votre temps. Je peux vous assurer que vous y passerait un bon moment, ce qui a été mon cas. 3 petites photos ci-dessous pour vous donnez un léger aperçu, pour vous montrez que, malgré tout, cette exposition pue la classe. (d’ailleurs désolée pour la qualité médiocre, mais je n’avais que mon iphone hélas).

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Le potentiel érotique de ma femme – David Foenkinos

lepotentielerotiquedemafemme« Son expérience en matière d’érotisme ressemble au charisme d’une fissure. » ; tout est dit, David Foenkinos résume ici très bien ce que l’on ressent en lisant son livre: Le potentiel érotique de ma femme

Je suis la première à dire que La délicatesse est une jolie gourmandise, une parenthèse sucrée qui met du baume au coeur. En bref, une bonne lecture de vacances. C’est donc naturellement que je me suis tournée vers Le potentiel érotique de ma femme, en quête d’une lecture légère et agréable. Avec un titre aussi long et accrocheur je ne m’attendais pas à une oeuvre (pour autant que l’on puisse appeler ainsi cet assemblage de pages) aussi plate, lourde et vide de toute sensualité.

L’histoire est pourtant prometteuse: Hector, élevé laborieusement par une mère passionnée de soupes et un père obsédé par la moustache du sien (de père), souffre de « collectionnite aiguë ». Sa « maladie » le pousse au suicide à la suite d’une défaite au concours de la plus belle collection de badges. Évidemment, en parfait raté, sa tentative est avortée par un malaise dans les couloirs du métro sous lequel il voulait se jeter (ce qui est particulièrement dommage, cela nous aurait évité les cent pages suivantes). Hector est alors hospitalisé pour six mois, il se désintoxique des collections et – surprise! – tombe amoureux d’une infirmière. Il l’aime, elle l’aime, ils s’aiment. Tout est parfait.

L’auteur aurait pu avoir la délicatesse de s’arrêter là. Mais non, sinon le titre n’aurait aucun sens. Or, cela fait cent pages que nous sommes à l’affût du fameux « potentiel érotique ». Il se trouve que l’infirmière, aussi nommée Brigitte, lave les vitres comme personne (ou plutôt comme tout le monde) et cela excite son époux. À tel point qu’il décide de tout faire pour la voir escalader son petit tabouret et astiquer des carreaux. Chacun son truc… Mais était-il bien nécessaire d’en faire un livre?

Si encore le tout était bien écrit. Mais Foenkinos collectionne les blagues vaseuses et les figures de style laborieuses. Il n’y a pas une once de sensualité, tout est lourd. Passé les trois premières pages on fait littéralement une indigestion du style de l’auteur. Sans parler des constantes apostrophes au lecteur qui pourrait être agréables si elles ne se résumaient pas à « regardez comme je suis drôle et talentueux! « . À force de se concentrer sur le lecteur il en oublie ses personnages. Ce qui explique sûrement leur cruel manque de profondeur.

En résumé, entre un anti-héros caricatural à la « tête de héros », une trame tellement loufoque qu’elle en devient invraisemblable et un style à vous faire regretter les Mémoires du Général de Gaulle… Je ne peux vous conseiller qu’une chose pour vos prochaines vacances: laissez Foenkinos à ses collections. Lisez plutôt le dernier François Morel qui veut être futile à la France. Futile, peut-être, mais qui a au moins le mérite d’être drôle et vraiment intelligent!

Elisa Brière

Si, malgré tout, vous désirez ardemment acquérir ce livre, faites le chez votre libraire ou via leslibraires.fr

En soutien à l’édition jeunesse et aux bibliothécaires

L’équipe de Mais Livrez Vous tient à faire part de sa profonde consternation suite aux propos hallucinés de Jean-François Copé, président de l’UMP, sur le livre jeunesse « Tous à poil » de Claire Franec.

Ce retour de l’ordre moral en littérature est dangereux pour la démocratie, d’autant plus quand on s’adresse à des enfants. L’école a pour but de développer l’esprit critique afin, plus tard, de pouvoir exercer pleinement ses droits et devoirs de citoyen. Mais c’est peut-être le but de monsieur Copé de n’avoir pour citoyens qu’un cheptel de singes savants, qui imitent sans réfléchir et obéissent sans discuter.

Nous tenons également à exprimer notre plus vive solidarité aux bibliothécaires qui subissent actuellement des pressions scandaleuses de la part de la droite réactionnaire et de l’extrême-droite afin de faire retirer des étagères les livres qui ne leur plaisent pas.

Wiiseko, Galinean, Malakoda

Louise Erdrich brise le silence

dans le silence du ventcoup de coeurLes romans de Louise Erdrich sont de ceux qui vous frappent à l’estomac et vous laisse un bleu à l’âme longtemps après. Ils sont une main qui tantôt caresse, tantôt frappe, ils sont forts et doux, tortueux et directs, nourris par la colère du peuple Amérindien, de ses blessures, d’une Histoire douloureuse, mais aussi d’une culture riche, vivante, foisonnante. Héritière d’une tradition orale ancestrale, la littérature de Louise Erdrich réveille pour nos yeux l’âme d’une Amérique qui existait bien avant l’arrivée des premiers colons. Son dernier roman, Dans le silence du vent, qui a reçu l’an dernier le prestigieux National Book Award, est certainement l’un des plus forts d’une auteure déjà comparée à William Faulkner, Toni Morrison et Gabriel Garcia Marquez. Lire la suite

Concours de l’hiver !

Bonjour à toutes et à tous !

C’est un article un peu particulier que nous vous proposons aujourd’hui, mais devrait grandement vous plaire… En effet, nous avons décidé d’organiser un grand concours sur le blog Mais Livrez-Vous, et nous espérons que vous serez nombreux à tenter votre chance !

Commençons tout d’abord par le plus intéressant : quel est le lot que remportera le vainqueur ?
Eh bien, rien de moins que le dernier livre de J.K. Rowling (l’auteure des Harry Potter) : L’appel du coucou, publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Vous pouvez retrouver ICI la chronique de Malakoda à propos de ce livre.

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Comment participer ? C’est très simple.

Il suffit d’écrire une critique sur un livre de votre choix, que vous l’ayez aimé ou détesté, mais en tout cas en y mettant tout votre cœur et votre sincérité. N’hésitez pas à argumenter votre avis !

Envoyez-nous ensuite votre critique par mail, accompagnée de vos coordonnées (Pseudo éventuel, nom, prénom, adresse postale et adresse e-mail) à l’adresse suivante :

>>> maislivrezvous@yahoo.fr <<<

Vous avez un mois pour participer et nous envoyer vos écrits, puisque la date butoir de participation est fixée au samedi 22 février à 20h00.

Bonne chance à tous, et à vos claviers !

~ Galinean, Malakoda et Wiiseko ~

Nord et Sud par Elizabeth Gaskell

Nord et SudNord et Sud

par Elizabeth Gaskell

Points, 2010

8,90 €

Résumé :

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Église et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton.

Mon avis :

Je referme à peine ce livre que j’ai déjà envie de le relire… C’est vous dire s’il m’a plu !

Elizabeth Gaskell est une auteure du milieu du XIXème siècle, contemporaine de la célèbre Charlotte Brontë, auteure de Jane Eyre (qui est d’ailleurs l’un de mes livres préférés). Nord et Sud est l’un de ses romans majeurs. Dans ce livre, elle nous dévoile le passé industriel  du nord de l’Angleterre, et les préjugés qui couraient alors à l’encontre de ladite industrie. Elle utilise pour cela ses deux personnages principaux, Margaret Hale et John Thornton qui, tour à tour, expriment leurs pensées et leurs sentiments.

Ce roman est un point de vue très intéressant pour l’époque sur l’industrie, les rapports qu’entretiennent patrons et ouvriers, les syndicats, les grèves, etc… Certains des points de vue développés peuvent paraître assez avant-gardistes pour l’époque. Pour autant, Elizabeth Gaskell ne montre dans son livre aucun parti pris : pour elle, les patrons comme les ouvriers d’usines ont leurs qualités et leurs défauts, leurs bonnes idées et opinions, mais aussi d’autres qui peuvent s’avérer franchement condamnables… Elle ne défend personne, mais montre les côtés sombres de chacun. C’est donc un récit riche au niveau social et historique.

Mais Nord et Sud, c’est aussi une très belle histoire d’amour ! Pourtant, qui aurait pu croire que la jolie Margaret Hale, fille du sud de l’Angleterre, attachée à ses valeurs campagnardes, puisse ne serait-ce que poser un regard sur John Thornton, patron fier et déterminé d’une filature de coton dans le nord du pays ? Les différences sont nombreuses, les divergences d’opinion plus encore. Les malentendus affluent, les erreurs de jugement aussi. Et pourtant, ces deux jeunes gens ne pourront s’empêcher de se rapprocher inexorablement…

Par certains aspects, ce roman m’a souvent rappelé Orgueil et préjugés, le célèbre chef-d’œuvre de Jane Austen, notamment en ce qui concerne la relation houleuse entre nos deux protagonistes. Concernant les autres facettes du récit, elles se rapprochent parfois du roman réaliste à la Zola, avec une influence gothique moindre par rapport à d’autres livres de la même période (je pense entre autres aux romans des soeurs Brontë).

Ce roman a réussi à me transporter quasiment du début jusqu’à la fin, et je peux vraiment dire qu’il a été un coup de coeur. Je profite également de cet article pour vous conseiller l’adaptation TV qu’en a fait la BBC en 2004, avec Daniela Senby-Ashe et Richard Armitage dans les rôles principaux. C’est cette mini-série qui m’a donné envie de lire le livre, et franchement, je ne le regrette absolument pas !

~ Galinean ~

Note : ✭✭✭✭✭

Sélection manga 2013

Oyé Oyé jeunes et moins jeunes internautes (on aime tout le monde à Mais Livrez Vous).

En cette période de fête le blog est bien calme, peu d’article depuis notre sélection de Noël. Mais cette ère est révolue ! 2013 se termine dans quelques jours seulement, et j’avais depuis longtemps l’idée de faire un « écrémage » des sorties manga de cette année. Mais, je l’avoue, je n’avais aucune idée de la forme. C’est alors que Manga News, mon île, mon sanctuaire, ma mine d’information, mon temple internet des actualités manga et tout ce qui s’y rapproche, a publié son Podium des Manga 2013. Le principe: chaque chroniqueurs de l’équipe (équipe dont je rêêêve de faire partie, ôh grand chef du recrutement, si tu me lis, laisse mouâ ma chance) propose sa sélection de trois titres qu’il juge indispensable. Alléluia, idée de génie, j’ose m’inspirer de leur manière de faire. C’est ainsi que je vais vous parler des 3 mangas qui m’ont le plus marqués cette année. Le choix aurait pu se révéler difficile, mais il s’est fait au final assez facilement, tant les albums dont je vais vous parler m’ont touchés.

Voici donc ma sélection des mangas 2013 qui, pour moi, sont indispensables :

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Alice In Borderland

Publié chez Delcourt/Akata (avant que le label ne se lance seul dans l’aventure éditoriale), souvent gage de qualité tant l’éditeur s’implique dans le choix de ses titres, on pouvait déjà attendre de grandes choses de la nouvelle œuvre de l’auteur de Hyde & Closer, Haro Asô. Et avec les trois tomes parus, force est de constater qu’on avait raison. Pourtant, l’histoire avait un goût de déjà vu:

Alice, Karube et Chôta. Trois potes. Trois rêveurs. Trois glandeurs. Trois garçons en décalage avec la société… qu’un feu d’artifice va projeter dans un Japon parallèle et contraindre à affronter des épreuves terrifiantes pour rester en vie ! Plus question de se laisser bercer par le confort, il va falloir agir vite, intelligemment et efficacement pour gagner le répit nécessaire pour commencer à percer l’univers dangereux et impitoyable de Borderland… Car à Borderland, la survie se gagne au jour le jour, au fil de jeux funestes !

Le manga se présentait donc comme un énième titre de jeu de survie, thème qui est assez en vogue en ce moment. Y a du bon et du moins bon, mais généralement, le cheminement et l’histoire se ressemblent plus ou moins. Mais Alice In Borderland va beaucoup plus loin que ça. Au niveau des personnages déjà. Notre héros, Alice, est déjà loin d’en être un. C’est un looser qui n’a rien pour se démarquer et ses amis sont du même acabit. Alice rêve d’un autre monde. Dés le début, on a le droit a un réflexion et une critique de notre société actuelle qui ne convient pas à tout le monde. Puis on rentre dans Borderland, un monde parallèle et dangereux, le cœur du manga. Là où la vie ne tient qu’à un fil. Les potentiels se découvrent, les réactions et les caractères de chacun sont creusés, tous abordent la question de la mort de façon différente. C’est ça la force de Alice In Borderland, les personnages sont vraiment travaillés, loin des clichés du genre, on peut voir leur force mais surtout leur faiblesse. les personnages sont très humains et on s’y attache.

L’action est aussi présente, on se surprend à retenir notre souffle durant la première épreuve et les autres qui suivront. Celles-ci sont toutes différentes, originales mais aussi fatales. L’auteur met son histoire tellement bien en scéne qu’elle nous prend aux tripes et on en redemande. Quand au dessin, il n’y a rien à redire. Les décors fourmillent de détails, les protagonistes se multiplient mais ne se ressemblent pas, et il rend les scènes d’action efficaces et trépidantes. Les couvertures sont d’ailleurs superbes, avec ce chatoiement de couleurs et ces personnages attirants. Le titre regorge aussi de mystères. Comment atterrit-on à Borderland ? Qui en tire les ficelles ? Comment s’en échapper ?

Trois tomes sont pour l’instant parus. Et le tome 3, dernier sorti en date, vous met une véritable claque à laquelle on ne s’attend pas. Les deux premiers tomes étaient déjà très prometteurs, mais avec le troisième on a la confirmation que le titre de Haro Asô est différent des autres et pourrait bien se placer parmi les meilleurs. Vivement la suite !

GE – Good Ending

2012 est l’année de commencement de la publication de GE – Good Ending chez Kana en France, terminé en 16 tomes au Japon. Mais l’année 2013 a vu paraître 5 tomes du titre de Kei Sasuga, auteure inédite en France avant ce titre. Là aussi, il ne fallait pas trop se fier à la première impression :

Seiji Utsumi est un lycéen réservé. Il est secrètement amoureux de la capitaine du club de tennis du lycée, Shô Iketani. Mais de peur de se prendre un râteau, il se contente de la regarder de loin. Jusqu’au jour où Yuki, une camarade de classe, lui renvoie à la figure son attitude pathétique et sans consulter le jeune homme, décide de donner un coup de pouce au destin.

GE est donc un shonen romantique, un genre assez peu présent en France. Le logo « public averti » aurait pu faire penser à un manga bourré de fan service, où le héros débile se retrouve toutes les deux pages, le nez dans la culotte ou entre les seins d’une des multiples héroïnes, toutes plus charmantes les une que les autres. Mais pas du tout. On découvre une œuvre beaucoup plus mature et réfléchie qu’on aurait pu croire au premier abord. Good Ending décrit avec naturel le parcours amoureux d’un adolescent qui n’y comprend pas grand chose aux filles. Entre scéne du quotidien et romance qui se développe, ou non, on est happé dans la vie d’Utsumi, le héros. Celui ci est entier, comme les autres personnages de la série. On ne nous présente pas une multitude de filles, qui graviteront en pâmoison autours du héros, avec quelques caractéristiques bateaux. Pas de romance à outrance, on est face à de réelles relations, avec son lot de difficultés et de non dits. L’œuvre est intense, les personnages sont réalistes et sont creusés un à un. On aime voir les protagonistes et les sentiments évolués peu à peu.

Du côté du dessin, c’est un sans faute. Les proportions sont bonnes, les filles sont charmantes, sans être des bombasses au physique surréaliste. L’effort est fait du côté des environnements et des tenues, chacun à son propre style vestimentaire qui va avec son caractère propre. Et les émotions, qui sont nombreuses dans GE, sont magnifiquement retranscrites sur les visages. Un des seuls reproches qu’on pourrait adresser au titre, c’est qu’il ne parait que tout les 3 mois alors que la série est fini au Japon. Trois mois, c’est frustrant, quand on ne rêve que d’une chose: Continuer à lire les aventures d’Utsumi et sa bande.

Samidare – Lucifer and the biscuit hammer

Un gigantesque marteau flotte au-dessus de la terre et s’apprête à tout moment à faire exploser la planète en mille morceaux. Le chevalier Sir Noi Crezant, un lézard doué de parole, se présente chez Amamiya Yuuhi, un étudiant ordinaire, et lui annonce qu’il doit trouver la Princesse Samidare et sauver le monde ! Mais Yuuhi n’a pas du tout l’étoffe d’un héros et n’a surtout pas l’intention de se battre…

Samidare c’est une série en 10 tomes éditée chez Ototo. 10 tomes qui aboutissent à une série maitrisée de bout en bout. Je vais juste relever directement le seul point noir de la série, à mon sens. Le dessin. Celui ci ne fait clairement pas rêver, et c’est fort dommage. Je trouve celui-ci bancal, pas franchement original et peu accrocheur ; tout le long de la série j’étais peinée car un bon trait aurait vraiment fait de Samidare une série « parfaite » (entre guillemet, car comme chacun sait, la perfection n’existe pas … mais on peut s’en approcher de temps en temps). Mais s’arrêter au dessin serait vraiment une erreur. Donc je vous le dis ! Même si vous n’accrochez pas au dessin, ne vous y arrêtez surtout pas !

Bien petite parenthèse négative vite refermé, attaquons le vif du sujet, pourquoi ce manga est dans mon top. Sur un schéma assez simple à la base -sauver le monde toussa- Samidare va vite se détacher du lot. Pourquoi ? Car Yûhi, le héros, n’en a rien à faire de l’espèce humaine et sa disparition lui importe peu ; et que la princesse, qui est censée éliminer le grand méchant, veut juste le détruire pour ensuite éliminer la terre de ses propres mains. Si avec ceci, la figure du héros pur plein de bonnes intentions ne se casse pas la figure. Et c’est ça qui est bon, jusqu’au bout, on ne sait pas de ce qui adviendra du sort de la Terre. Loin de l’image manichéenne méchant/gentil habituelle dans les shonens, les pistes se brouillent dans Samidare, pour notre plus grand plaisir. Les chevaliers qui sont censés protéger la Terre sont souvent complexes, mystérieux, mais tous sont bien exploités, aucun n’est laissé de côté. La lumière est faite tour à tour sur tel ou tel chevalier, et on découvre peu à peu leur motivation et leur pensées les plus secrètes. Tantôt totalement loufoque, parfois dramatique, la série alterne les tons tout en restant parfaitement cohérente. Ici, pas de surenchère de super pouvoir, ou d’usante phase de combat/entrainement/re-combat/re-entrainement. L’évolution des donc se fait de manière logique et progressive et on est curieux de voir ce qu’en feront chacun. Les chevaliers ne sont à la base que de simples êtres humains et la charge qui leur est confiée est perçue différemment selon la sensibilité de l’un ou l’autre. Les personnages sont le point fort de Samidare. Et si vous voulez connaitre le destin de la Terre, vous savez ce qu’il vous reste à faire

 

-Wiiseko-