La mort s’invite à Pemberley, de P.D. James

La mort s’invite à Pemberley, P.D.James-La-mort-sinvite-à-Pemberley
de P. D. James
(Éditions Fayard)
Paru en mai 2012
392 pages / 22€

Résumé :

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle.

Critique :

D’abord, je ne suis pas très « polar ». Mais, de temps à autre, j’en lis. Parmi les peu d’auteurs que j’apprécie dans ce genre, il y a P. D. James. Ses complots sont bien ficelés et son utilisation de la langue anglaise est précise, moderne. Quand son dernier roman était publié, j’ai donc voulu le lire.

Je savais qu’elle avait un passé intéressant dans la Santé Publique et la Justice (service de la médecine légale). J’ignorais qu’elle était connaisseuse et passionnée de l’œuvre de Jane Austen.

Jane Austen a toujours été, pour moi, de la Chick Lit du 19e siècle, et je me refusais à la lire.

Quand j’ai lu Death Comes to Pemberley et découvert que c’était une séquelle de Pride and Prejudice écrit dans le style de Jane Austen, une pastiche bienveillante en quelque sorte, j’ai décidé de lire Pride and Prejudice.

C’est de cette façon que P. D. James m’a fait découvrir le monde de Jane Austen. Le langage de l’époque, les conventions sociales, le fonctionnement de la Poste, les différents types de carrosses, l’armée et les guerres avec vous savez qui. En prime, elle a fourni une séquelle qui nous montre un peu plus de la vie d’ Elizabeth et de Darcy.

En tant que polar, Death Comes to Pemberley n’est pas le meilleur que j’aie lu, mais, côté littéraire, la maîtrise du langage et du style de Jane Austen est un véritable tour de force. Je dois à P. D. James mes remerciements.

Philip Ulyett

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