Dessous de Leela Corman

Dessous
de Leela Corman
(Editions ça et là)
Sorti en août 2012
208 pages
20 €

 

Résumé :

Dessous, la première BD de Leela Corman,  suit le destin de deux sœurs jumelles, Fanya et Esther. Alors qu’elles ont grandi auprès d’un père effacé et d’une mère dure, les destinant à reprendre son commerce, chacune fera une rencontre décisive qui les éloignera du foyer familial.

Esther, fascinée par les danseuses du théâtre burlesque, devient bonne dans ce qui n’est autre qu’une maison close alors que Fanya devient l’assistante d’une avorteuse qui l’initiera à la pensée féministe.

Ces rencontres détermineront le chemin de toute une vie. Elles  prennent deux voies radicalement opposées, entre Fanya qui luttera pour la condition féminine en mettant en place un début de planning familial et Esther qui deviendra prostituée et danseuse. Pourtant au bout du compte, c’est le portrait de deux femmes animées par la même soif d’indépendance et de liberté qui est brossé.

Mais c’est aussi une immersion dans le New York du Lower East Side au début du XXème siècle et plus particulièrement une plongée au cœur de la communauté juive originaire d’Europe de l’est.

Critique :

Avec Dessous, Leela Corman signe un premier livre applaudi par la critique. Je ne ferai pas exception à la règle !

Le coup de crayon de Leela Corman est tour à tour fluide et très simple ou brouillon et caricatural, au fil des personnages. Il dessert très bien l’histoire, en donnant au récit une atmosphère très particulière qui personnellement, m’a projetée en 1900. Dès les premières pages, on est entraîné dans le Lower East Side du début du siècle et par l’histoire hors du commun de ces deux fillettes qui en grandissant cherchent, chacune à leur manière, comment rester maître de son corps et de son destin, en dépit des convenances.

Cette détermination et les sacrifices que les personnages (pas seulement les jumelles) doivent accomplir ne laissent pas indifférent. En tournant la dernière page, on a encore de quoi réfléchir pour longtemps. Jusqu’où peut-on aller lorsqu’on veut rester libre et maître de son destin ?

Camille

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